En octobre dernier, une conférence de presse avait été organisée par GNL Québec, afin de présenter les grandes lignes du projet. Stéphanie Fortin (à gauche) y participait avec Marie-Claude Lavigne, vice-présidente des affaires publiques de GNL Québec. et Pat Fiore, président

GNL Québec s’appuie sur les données du rapport du CIRAIG

La publication lundi dans le journal Le Devoir d’une lettre ouverte signée par 150 représentants de la communauté scientifique québécoise dénonçant le projet de Gazoduq et d’usine de liquéfaction de gaz naturel à Grande-Anse fait réagir le promoteur GNL Québec qui joue la carte de la transparence tout en dénonçant l’interprétation faite des chiffres publiés par le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) .

Selon Stéphanie Fortin, directrice des Affaires publiques et relations avec les communautés chez GNL Québec, le promoteur accorde une très grande importance aux chiffres fournis par le CIRAIG lors du dévoilement de l’étude d’impact il y a quelques semaines qui a réalisé une analyse de cycle de vie du projet. La Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi a été mise à contribution pour soutenir la démarche vers la carboneutralité de l’usine de liquéfaction de gaz naturel. « On trouve déplorable que les promoteurs de la lettre n’aient pas basé leur opinion sur la totalité des faits contenus dans le rapport du CIRAIG qui a fait l’objet d’une révision scientifique et a été approuvé selon une démarche ISO. Le 7,8 millions de tonnes de GES, ce sont des choses qu’on n’a jamais niées », explique-t-elle.

Elle ajoute que le chiffre doit être mis en contexte puisque, selon elle, 95 % des émissions sont indirectes. « C’est comme si on était dans le désert et qu’on décidait du jour au lendemain de construire une usine de liquéfaction en comptabilisant l’exploitation et l’extraction gazière en Alberta, le gazoduc qui traverse le Canada, les émissions de GES produites lors de la construction des centrales hydroélectriques qui alimenteront l’usine. L’ajout direct de GES, c’est 421 000 tonnes par année, soit 1 %, et on s’est engagé à la carboneutralité de notre usine », affirme Mme Fortin.

Tenter d’associer au bilan des émissions directes du projet des GES indirects déjà générés, par exemple dans la construction des barrages hydroélectriques du Québec et dans les réseaux de conduites actuelles représente une prémisse erronée qui n’est pas appuyée par la science de la comptabilisation des GES.