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GNL Québec: Pêches et Océans Canada et Parcs Canada défavorables au projet
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Le député de Chicoutimi-Le Fjord et lieutenant conservateur au Québec, Richard Martel
Le député de Chicoutimi-Le Fjord et lieutenant conservateur au Québec, Richard Martel

Un avis «aberrant»

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
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Le député de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, qualifie d’« aberrant » l’avis de Pêches et Océans Canada sur le trafic maritime. Il croit que cette prise de position est un désaveu envers le développement économique de la région, une opinion que partage la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF).

« Ce rapport est intransigeant envers la circulation maritime du fjord alors qu’on devrait être à la recherche de cohabitation responsable et de solutions. Si Pêches et Océans Canada demande l’arrêt de la circulation dans le fjord, autant fermer la région ! » s’est insurgé M. Martel.

Selon lui, ce rapport n’affecte pas seulement GNL Québec. « Ce rapport a un impact sur l’ensemble de la chaîne logistique au Saguenay, sur les futurs projets comme Arianne Phosphate et BlackRock, sur l’industrie touristique des croisières internationales et les futurs projets de Rio Tinto. Ce n’est tout simplement pas acceptable pour la région », a fait valoir le lieutenant conservateur au Québec.

Le député estime que des solutions pour les futurs navires sont possibles et préférables. « Le BAPE avait salué le bon travail de GNL Québec pour atténuer les impacts des navires dans le fjord. Ils ont pris des engagements sérieux envers la communauté et la préservation des mammifères marins. C’est dommage que Pêches et Océans Canada n’en ait pas tenu compte et ne veuille pas en tenir compte. »

D’ailleurs, Richard Martel trouve encore plus choquant que le MPO s’attaque au Saguenay alors que le fleuve Saint-Laurent n’est pas touché par l’avis.

« La majorité des bélugas sont dans le Saint-Laurent ! Le Canada permet le dragage du fleuve, qui a un impact majeur sur la flore aquatique, pour permettre à de gros porte-conteneurs de se rendre à Montréal, mais n’autorise pas des bateaux à basse vitesse en eau profonde pour le Saguenay. C’est un non-sens ! Encore une fois, c’est double mesure quand vient le temps de faire des projets en région versus à Montréal. On est la monnaie d’échange pour que Montréal continue son développement. C’est tout simplement aberrant ! »

De son côté, la CCISF croit que l’avis de Pêches et Océans Canada vient condamner la rivière Saguenay et le développement du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Il représente ni plus ni moins la fermeture du Saguenay à toute nouvelle navigation sur le fjord et donc le rejet de tout projet de diversification économique nécessitant l’accès à une voie navigable. Le Saguenay est la colonne vertébrale du développement économique régional. Cet avis constitue une véritable tentative de couper notre lien avec le monde et de paralyser notre région. Le développement du Saguenay est conciliable avec des méthodes de navigation responsables. C’est justement l’arrivée de projets d’envergure qui nous permettra de générer de l’innovation et de développer de meilleures pratiques de cohabitation », a fait savoir la Chambre par voie de communiqué.