GNL Québec: Legault doit tourner le dos au projet, affirme Nadeau-Dubois

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Gabriel Nadeau-Dubois invite le premier ministre François Legault à «tourner le dos» au projet de GNL Québec. Le porte-parole de Québec solidaire estime que le fait que du personnel associé à Énergie Saguenay ait été licencié pour une deuxième fois cette année au cours des derniers jours prouve que le projet est voué à l’échec.

Le Devoir révélait vendredi matin que des difficultés économiques ont forcé GNL Québec 

à remercier quatre employés et Gazoduq à en licencier six plus tôt cette semaine. 

Gabriel Nadeau-Dubois a réagi à la nouvelle lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale vendredi matin. 

«En fait, il me semble clair à ce stade-ci que GNL Québec est voué à l’échec et que, sans injection massive de fonds publics, c’est un projet qui ne verra jamais le jour. Et donc François Legault aujourd’hui doit annoncer qu’il tourne le dos à ce projet-là. Il doit annoncer qu’il va proposer une alternative de développement économique au Saguenay—Lac-Saint-Jean puis à toutes les régions qui sont concernées par le projet de GNL Québec.»

Nadeau-Dubois estime que ni l’opposition ni des réglementations environnementales ne sont en cause dans les difficultés à relancer l’économie du Québec. «Le problème, ce n’est pas les règles environnementales, le problème, c’est les politiciens d’un autre siècle qui proposent des projets de développement économique, eux aussi, d’un autre siècle.»

Le porte-parole de Québec solidaire invite le premier ministre à laisser de côté le projet de GNL Québec et à proposer quelque chose de durable pour créer des emplois en région. 

«On n’a pas besoin, en pleine crise économique, d’une nouvelle catastrophe économique. On vient de vivre Bombardier, on vient de vivre le Cirque du Soleil, ce n’est pas le temps d’engager le Québec dans une autre catastrophe annoncée. Il faut investir intelligemment, se mettre derrière des projets d’avenir, engager des fonds publics derrière des projets de développement qui vont marcher à long terme, et GNL Québec ne remplit aucun de ces critères-là.»