Carl Laberge

GNL Québec: Carl Laberge déçu du retrait de Berkshire Hathaway

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Saguenay-Le Fjord et directeur de Port-Saguenay, Carl Laberge, est déçu du retrait de l’investisseur Berkshire Hathaway du projet GNL Québec, mais ne perd pas espoir que d’autres puissent prendre le relais afin de concrétiser l’investissement de 14 G$.

En entrevue pour réagir à l’annonce confirmée par le promoteur à quelques jours du début des audiences du BAPE, M. Laberge mentionne que toutes sortes d’interprétations peuvent être données au retrait de l’investisseur majeur sous prétexte de l’incertitude politique invoquée. « La nouvelle qu’on doit retenir est qu’un gros investisseur, Berkshire Hathaway dirigé par M. Buffet, l’un des plus renommés, a fait l’analyse pour investir ici. Il a vu les possibilités du projet. Pour nous c’est une carte de visite incroyable. »  

La mauvaise, selon lui, est que le climat d’investissement au Canada s’est détérioré et est devenu à risque pour les investisseurs oeuvrant dans l’exploitation des ressources naturelles, entre autres, les hydrocarbures. Quiconque voudrait investir dans une mine de fer, de cuivre ou autre serait confronté à ce climat hostile aux investisseurs. M. Laberge ajoute que les gouvernements fédéral et provinciaux auront intérêt dans le futur à rétablir l’image du Canada en mettant en place des mesures spécifiques. Malgré l’annonce du retrait d’un investisseur majeur, M. Laberge croit que le projet GNL Québec conserve toute sa valeur puisque les données financières fondamentales demeurent valides.

Selon lui, le Canada, avec sa croissance économique anémique, a besoin d’un projet comme GNL Québec d’autant plus que les marchés mondiaux pour le gaz naturel liquéfié sont en croissance. 

À titre de directeur de Grande-Anse, M. Laberge affirme que le soubresaut de jeudi ne change rien à la programmation de mise en place des infrastructures qui ne seront déployées qu’au moment où l’investissement majeur sera annoncé, si c’est le cas.

Il conclut que l’espoir est toujours au rendez-vous.