Stéphanie Fortin,  la porte-parole de GNL Québec.
Stéphanie Fortin,  la porte-parole de GNL Québec.

GNL ne s’avoue pas vaincue malgré les difficultés financières

Mariane Guay
Le Quotidien
Le Devoir rapportait, vendredi, que GNL Québec avait de sérieuses difficultés financières. L’entreprise avait entre autres remercié quatre employés cette semaine. En plus, le gouvernement de François Legault a également souligné le même jour que l’État ne fournira pas seul les besoins monétaires du projet. Malgré tout, GNL Québec ne s’avoue pas vaincue.

« Effectivement, dans les derniers jours nous avons procédé à la suppression de quatre postes au sein de notre équipe, c’était trois postes au Saguenay et un à Montréal », confirme la porte-parole de GNL, Stéphanie Fortin. 

Elle mentionne que la situation entourant la crise sanitaire a ralenti le projet, comme pour bien d’autres entreprises. « Actuellement, comme pour le reste, les choses tournent plus au ralenti, donc c’est sûr que pour le moment, on a malheureusement dû prendre cette décision-là, principalement pour s’assurer de resserrer les activités et être en mesure de passer à travers les étapes qui s’en viennent », explique-t-elle.

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Les audiences publiques sur l’environnement, qui devaient avoir lieu en mars et qui ont été remises au 14 septembre, en plus du processus de financement, font partie de ces étapes.

Histoire de financement

Dans un texte de la Presse canadienne, paru vendredi, on pouvait y lire que François Legault n’avait pas l’intention d’investir dans le projet. Toutefois, plus tard, on rectifiait la citation et rapportait que gouvernement n’avait pas l’intention d’investir seul, dans le projet.

Mme Fortin comprend la position du premier ministre. « Ce que le premier ministre dit, c’est la même chose que lorsqu’il est venu dans la région au mois de juillet. C’est qu’actuellement, à ce stade-ci, il n’embarquera pas tout seul, il faudra qu'il soit avec d’autres investisseurs. Ils attendent également qu’on passe les étapes subséquentes, comme le BAPE, donc la position du gouvernement actuellement est tout à fait normale, puis pour nous ça a beaucoup de sens. Faut passer à travers le processus d’acceptabilité sociale, d’évaluation environnementale et après on verra », souligne-t-elle.

Stéphanie Fortin indique que les discussions se sont poursuivies pendant les derniers mois et que de nouveaux investisseurs se sont montrés « intéressés ». Elle ajoute que les investisseurs présents depuis le début du projet le sont toujours et que c’est grâce à eux si l’équipe a réussi à passer au travers de la crise.

« On y croit, on a un bon projet entre les mains. Les fondamentaux de ce projet-là n’ont pas changé, le marché à long terme est là, on fonce, on est prêts pour les audiences du BAPE. On a la meilleure équipe pour mener ce projet-là à terme et on souhaite que ça se concrétise pour nos compatriotes de la région, mais aussi pour tout le Québec », lance la porte-parole.