Glassco terrassée à Desbiens

Desbiens a tenu tête à Glassco et a remporté son pari.
Le juge Clément Samson de la Cour supérieure rejette la requête de retrait partiel déposée par les anciens propriétaires du Centre industriel Glassco et donne ainsi raison à la ville de Desbiens.
Dans un jugement de douze pages, la municipalité a eu gain de cause sur toute la ligne dans un épineux dossier qui dure depuis plusieurs années. Elle est officiellement propriétaire de l'ancienne usine et de tous les terrains qui s'y rattachent.
Une compagnie à numéro et Ghislaine Caron ont utilisé la voie des tribunaux pour tenter de récupérer une partie des terrains qui ont fait l'objet d'une vente pour taxes impayées en juillet 2012. La cause a été entendue pendant une demi-journée, le 31 janvier dernier, au Palais de justice de Roberval.
Par cette requête, les anciens propriétaires du Centre industriel proposaient quelques milliers de dollars à la localité pour remettre la main sur leurs terrains. Or, le juge Samson en vient à la conclusion que les terrains et les dettes sont indivisibles.
«Nous n'avons jamais perdu espoir et nous nous sommes toujours tenus debout parce que l'on savait que l'on avait raison. Ce site-là n'a rien rapporté à la municipalité depuis 2007. Les taxes impayées représentent un montant de plus de 300 000$», pointe le maire de Desbiens, Nicolas Martel.
«Le juge a bien compris la situation, les particularités d'une vente pour taxes et toutes les conséquences juridiques que ça comporte. Il en est venu à la conclusion que la procédure suivie par la ville était conforme à la loi et que les offres de retrait partiel qui étaient faites par certains des anciens propriétaires n'étaient pas suffisantes», poursuit le procureur de Desbiens, Me André Lemay.
Selon le maire Martel, la fin de cette longue saga permettra enfin à la municipalité de tourner la page et de passer à autre chose. «Notre petite communauté s'est tenue debout face à des gens qui avaient plus de moyens que nous. Grâce à ce verdict, nous allons pouvoir regarder par en avant et penser au développement de notre milieu.»
La ville entend maintenant étudier chacune des parcelles des terrains de ce secteur pour favoriser l'émergence de nouveaux projets de développement. «Desbiens s'étend sur une superficie de 10 kilomètres carrés. Ce parc industriel est très important pour le développement économique. On va faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'il puisse prendre son envol une fois pour toutes», conclut l'élu.
En ce qui a trait aux bâtiments de l'ancienne usine Johnson et Johnson, la municipalité a accepté une offre d'achat de la scierie JM Tradition de Mirabel, une entreprise qui offre des services de sciage et de planage. Le processus d'acquisition suit son cours.