Gisèle Dallaire a lancé sa campagne électorale à la Microbrasserie du Lac-Saint-Jean, lundi, en compagnie de Karine Trudel, du chef Thomas Mulcair et de plusieurs dizaines de bénévoles et sympathisants.

Gisèle Dallaire lance sa campagne

« Opposition ne signifie pas inaction. » La candidate néo-démocrate dans Lac-Saint-Jean invite les électeurs à ne pas succomber aux attraits du pouvoir. Un deuxième député libéral n'améliorera pas le sort de la région, estime Gisèle Dallaire, qui place la forêt, l'agriculture et les aînés au coeur de ses priorités.
« Oui, je serai dans l'opposition, mais ça sera d'une voix décisive que je défendrai les intérêts des Jeannois. Grâce à votre soutien, je vais rejoindre Karine (Trudel) et nous doublerons nos voix », a exprimé Mme Dallaire, qui lançait officiellement sa campagne lundi, à Saint-Gédéon, en compagnie de la députée Karine Trudel et du chef Thomas Mulcair.
La candidate néo-démocrate a d'ailleurs vanté le travail de la représentante de Jonquière pour l'importance d'une opposition forte.
« On a vu ce que Karine Trudel a fait pour la région. Elle n'a pas cessé de questionner M. Trudeau, notamment sur les dossiers des usines qui produisent du papier surcalandré. Le dossier n'est pas réglé, mais on a des promesses. Mais si personne ne se tient debout pour défendre ces enjeux, qui va le faire ? », a-t-elle questionné. 
De passage dans la région pour mousser la candidature de Mme Dallaire, Thomas Mulcair ne s'est pas fait prier pour s'en prendre au parti de Justin Trudeau.
« Est-ce qu'on a vraiment besoin d'un autre député libéral ? Les sous-marins dans le lac Saint-Jean, ça ne fonctionne pas vraiment bien », a lancé M. Mulcair, en faisant référence au député Denis Lemieux.
Hébert dans la mire
Le chef du NPD a également lancé quelques flèches à l'endroit de Richard Hébert, qu'il dépeint comme un opportuniste.
« Je ne crois pas que M. Hébert va être libre de ses mouvements pour tenir tête à Justin Trudeau. M. Trudeau veut des gens qui lui disent à quel point tout est beau et parfait, même quand ce n'est pas le cas. Une courte analyse m'a permis de constater que M. Hébert a donné 400 $ au Parti conservateur. Je m'excuse, mais pour moi, ça, ça ne rentre pas dans ma définition de valeurs progressistes », a laissé tomber M. Mulcair.
Arrivée deuxième aux dernières élections, Mme Dallaire n'a pas hésité avant de se lancer une fois de plus dans l'aventure politique. La candidate, rappelons-le, avait obtenu 28 % des voix contre 33 % pour son rival conservateur Denis Lebel. « J'ai adoré l'expérience et les résultats étaient là. Et c'est une chance pour moi de briguer à nouveau la circonscription, moins de deux ans après la dernière campagne », a confié la néo-démocrate.
Pour cette deuxième chance, Mme Dallaire fera certaines choses différemment. Elle s'est engagée, entre autres choses, à mener une campagne écoresponsable. « J'ai rencontré un écoconseiller pour m'accompagner dans cette démarche. Nous allons réduire, sensibiliser et récupérer. Et nous allons compenser par la plantation d'arbres », a précisé Mme Dallaire, qui a tenu à souligner à plusieurs reprises l'importance des Premières nations pour la région.