Ginette Reno a déjà collaboré avec Louise Boivin pour ses tenues lors des spectacles présentés au Capitole de Québec il y a près de trois ans.

Ginette Reno charmée par Collection CStraight

C’est en portant une touche saguenéenne que Ginette Reno revisitera ses grands succès au Centre Vidéotron le 25 novembre, accompagnée de l’Orchestre symphonique de Québec.

La grande dame de la chanson s’est déplacée en avion vendredi, emploi du temps chargé oblige, pour essayer les ensembles confectionnés par la designer Louise Boivin, de Collection Cstraight à Chicoutimi. Les deux femmes avaient déjà collaboré en 2014, alors que l’artiste présentait une série de spectacles au Capitole de Québec. Elles affichaient une belle complicité à l’arrivée du Progrès.

«Vous vous demandez pourquoi je suis ici hein? Je me suis dit la même chose ce matin en partant», s’est exclamée Ginette Reno, souriante. Elle venait juste de compléter son essayage et elle semblait bien contente de ses trois nouveaux ensembles.

«J’ai rencontré Louise grâce à un bonhomme d’une boutique à Montréal. Je me préparais pour mes spectacles et je voulais qu’il me trouve du beau linge, quelque chose le fun. Il vendait déjà les vêtements de Louise et il lui a demandé d’en fabriquer pour moi. Elle m’a fait des costumes de scène magnifiques. Et elle n’a jamais pris mes mesures!»

Encore une fois, les créations de Mme Boivin ont ravi Ginette Reno. «On a une petite connexion», croit la passionnée designer, toujours bien inspirée de travailler pour l’artiste. 

«J’ai adoré. Ça me fait comme un gant. Elle a un don, c’est comme un grand coiffeur que tout le monde veut avoir. Je ne m’attendais à rien, et elle a frappé juste. Les teintes sont belles, ça va être beau sur scène», se réjouit l’interprète incontournable de l’hymne national pour les parties du Canadien en séries éliminatoires.

Ginette Reno semblait partager un beau moment avec la designer Louise Boivin et son entourage.

Il faut avoir toute une confiance pour venir magasiner ses vêtements en avion. Le billet Montréal-Bagotville coûte plus cher qu’aller en Floride, fait remarquer Ginette Reno. Elle avoue avoir un côté assez «particulier» pour ses costumes de scène. «Je me dis que je vais porter un ensemble, et à la dernière minute je mets autre chose. Ça dépend de mon sentiment», confie celle qui a toujours le «feu sacré» à 71 ans.

«Quand je monte sur scène, c’est toujours comme si c’était la première fois. Mais plus je vieillis, je me dis aussi que ça peut être la dernière fois.»

Le concert symphonique, qui se déroulera à guichets fermés, sera sûrement bien spécial pour la chanteuse désormais arrière-grand-mère. L’orchestre sera dirigé par son fils Pascalin Raynault pour l’occasion. Ginette Reno, qui vient juste de recevoir la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale, prépare également deux albums pour l’an prochain, un en anglais et l’autre en français.