Le lac Saint-Jean

Gestion du lac Saint-Jean: la porte ouverte à un plus grand dialogue

L'entente de principe intervenue sur la gestion du lac Saint-Jean entre Rio Tinto et le comité des parties prenantes semble ouvrir la porte à un plus grand dialogue.
En effet, Le Progrès a obtenu une copie de l'entente qui sera rendue publique lors des audiences publiques du BAPE. L'entente énumère plusieurs conditions à respecter pour la gestion «participative » du lac et décrit le rôle des différents comités qui seront créés.
Le conseil de gestion du lac Saint-Jean aura un rôle important, dont celui de donner son avis et d'assurer le suivi des travaux à réaliser et de proposer des travaux et des mesures permettant l'atteinte des objectifs de stabilisation des berges.  
Il devra aussi rechercher des consensus et des positions communes sur différents aspects et d'établir le plan de travail et approuver les travaux des comités scientifique et technique.
Il reste par contre à préciser si le conseil aura un rôle décisionnel. Il sera composé des trois préfets, de trois représentants des parties prenantes et du directeur général de la division énergie électrique de Rio Tinto. Ce dernier n'aura pas le doit de vote.
Les comités technique et scientifique seront composés aussi de personnes provenant de différentes organisations.
Dans le texte de l'entente, on retrouve une série de conditions qui devront être remplies pour obtenir l'acceptabilité sociale et la gestion «participative» du lac Saint-Jean, dont «de mettre à contribution le support institutionnel ainsi que l'expertise détenue par le milieu au profit de la gestion participative du LSJ en considérant l'évolution des connaissances; considérer tous les sites riverains en fonction des responsabilités, gérer le niveau du lac Saint-Jean et le programme de stabilisation des berges de manière à contrer l'érosion et protéger les berges; permettre à Rio Tinto d'évoluer dans un contexte prévisible et rentable où les processus d'autorisation sont transparents et efficients et favoriser un dialogue inclusif entre les promoteurs, les communautés locales et la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh basé sur la confiance, le respect des collectivités et la transparence en ayant pour objectif d'obtenir la plus large adhésion possible», lit-on dans l'entente.
On rappelle d'ailleurs que le réservoir qu'est le lac Saint-Jean est un patrimoine collectif.
Comme l'entente de principe sera ajoutée à l'étude d'impact de Rio Tinto sur la reconduction du programme de stabilisation des berges, les citoyens pourront poser des questions pour obtenir des précisions lors des audiences du BAPE.
Une première séance est prévue le 8 mai à Alma.