Marcelle Tremblay, directrice du développement chez Gazon Savard, nie que son entreprise incite les citoyens à signer le registre d’opposition au règlement d’emprunt sur les bacs bruns.

Gazon Savard piqué au vif

La direction de Gazon Savard comprend mal la sortie médiatique et la colère de la mairesse Josée Néron qui l’accuse d’inciter les citoyens à signer le registre d’opposition au règlement d’emprunt des 75 000 bacs bruns nécessaires à la récolte des matières putrescibles.

Réagissant à un reportage diffusé par TVA au cours duquel Mme Néron accuse des entreprises privées d’inciter les citoyens à signer le registre tout en affirmant que le bac brun est la seule solution pour produire du compost de qualité destiné aux agriculteurs, Marcelle Tremblay, directrice du développement chez Gazon Savard, affirme que son entreprise s’est sentie directement interpellée. « On réagit pour dire que ce n’est pas vrai que Gazon Savard fait de la cabale pour contrer le bac brun. Plus de 3800 personnes ont signé le registre. Personne n’a eu besoin de Gazon Savard pour aller signer », affirme-t-elle.

Mme Tremblay reconnaît que son grand patron, Langis Savard, a accordé des entrevues radiophoniques dans les derniers jours où il affirmait que les citoyens qui ne veulent pas du bac brun n’ont qu’à aller signer le registre, mais elle ajoute qu’il ne s’agit pas d’un réquisitoire contre le bac brun.

Du même souffle, elle ajoute que l’entreprise travaille sur une solution alternative au bac brun dans le cadre d’un projet-pilote avec le traitement mécanobiologique des ordures ménagères en collaboration avec le Centre de recherche industriel du Québec (CRIQ) et quatre autres MRC de la province.

Cette solution consiste à transporter directement sur un site les camions de matières résiduelles qui seraient triées mécaniquement pour récupérer les matières putrescibles, mais aussi des métaux, plastiques et papiers-cartons non souillés qui se trouvent dans les ordures ménagères. Les matières rejetées seraient par la suite rechargées et transportées dans des camions à grand volume vers le site d’enfouissement d’Hébertville tandis que les matières putrescibles feraient l’objet d’un traitement spécifique assurant une bonne qualité de compost.

Cette approche a été proposée lors de la consultation qui a eu lieu sur le sujet, mais elle n’a pas été retenue, personne à la Ville n’ayant démontré de l’intérêt pour la solution proposée par l’entreprise présente dans le milieu depuis 60 ans et qui compte 125 employés à temps complet et à temps partiel, affirme Mme Tremblay.