Gazoduq s’entend avec plusieurs Premières Nations

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
L’entreprise Gazoduq a signé une entente de collaboration avec huit Premières Nations touchées par le tracé de la conduite souterraine visant le transport de gaz naturel sur 780 kilomètres. Cette convention ne signifie pas leur consentement au projet, mais les implique dans les processus d’évaluation des impacts environnementaux, sociaux, culturels et économiques.

Les Premières Nations Wahgoshig, Abitibiwinni et Anishnabe du Lac-Simon, les Atikamekws d’Opitciwan et de Wemotaci, la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh et les Innus Essipit et de Pessamit se sont réunies afin que leurs droits et leurs préoccupations soient pris en compte. La Société Mamo Aki, qui signifie « territoires unis », a ainsi été créée.

« Sur le plan opérationnel, la convention intervenue entre les huit Premières Nations et Gazoduq établit un cadre de communication, d’échange d’information, ainsi qu’un échéancier des prochaines étapes, le tout financé par Gazoduq dans le contexte du développement de son projet », peut-on lire, dans un communiqué de presse.

Louis Bergeron, président de Gazoduq, accueille favorablement cette nouvelle collaboration et assure que l’entreprise « demeure ouverte, dans le même esprit de transparence et de respect mutuel, à collaborer avec chacun des groupes autochtones qu’elle doit consulter ».

Le président de la Société Mamo Aki, Adam Jourdain, rappelle quant à lui que les Premières Nations sont les mieux placées pour s’assurer que les meilleures pratiques soient mises en place.

« Les Premières Nations jouent un rôle crucial dans la planification et l’évolution du projet afin d’assurer sa concordance avec les valeurs et les aspirations qui nous distinguent, ainsi que pour assurer le respect de nos droits. Cette adéquation est incontournable. L’approche collaborative mise en place par la Société Mamo Aki et la convention de collaboration initiale permet d’avancer dans cette direction », a-t-il déclaré.