La consultation publique du projet de Gazoduq était de passage à Chicoutimi vendredi et samedi.

Gazoduq répond aux interrogations

Les acteurs du projet Gazoduq ont ouvert les livres sur les détails entourant la construction d’une conduite souterraine de 750 kilomètres reliant le Saguenay au nord de l’Ontario. Vendredi et samedi, lors des journées de consultation prévues à l’hôtel Le Montagnais de Chicoutimi, un grand nombre de citoyens ont pris le temps de venir s’informer sur ce mégaprojet.

La période de consultation ouverte au grand public est la troisième phase de l’opération de communication. Les deux premières ont eu lieu avec des élus et différents regroupements, en plus des rencontres de travail.

Chef des relations avec les communautés pour Gazoduq, Frédéric Lepage a fait remarquer que la participation citoyenne des gens du Saguenay était la plus importante depuis le début de la phase de consultation publique. Cinq municipalités de l’Abitibi ont été visitées la semaine dernière et après Saguenay vendredi et samedi, ils étaient  à Roberval dimanche. Ils seront à Alma lundi et à La Tuque mardi.

«Les gens sont invités à venir poser des questions, faire part de leurs commentaires sur le projet et s’informer, a décrit M. Lepage. Ces commentaires vont nous aider à bonifier notre projet.»

Les citoyens étaient libres de laisser leurs questions et commentaires aux acteurs du projet Gazoduq.

Des experts se retrouvent à chacune des différentes stations d’information. Les questions environnementales ressortent du lot, mais plus particulièrement celles sur la sécurité entourant le transport de gaz naturel par gazoduc.

La population peut laisser des questions et commentaires sur des papiers auto-collants. À la suite des consultations publiques, les deux dernières phases vont suivre dans les prochains mois.

«On demande aux gens d’identifier les principales thématiques qui les interpellent et par la suite, on va communiquer avec eux pour tenir des rencontres d’information plus précises», a expliqué Frédéric Lepage.

Des dernières consultations porteront sur le tracé final établi par Gazoduq. Pour l’instant, il s’agit d’un corridor à l’étude qui varie entre 30 et 60 kilomètres de large.

«Il y a une part des consultations qui font partie du processus réglementaire, mais ce qu’on fait en amont, c’est une démarche volontaire, a précisé M. Laberge. Déjà, depuis le début des premières rencontres, on a adapté nos outils de communication et notre démarche. On a tenu compte des commentaires de la population et on a même ajouté des rencontres de consultation qui n’étaient pas prévues.»