Le porte-parole d’Énergir, Simon Poitras.

Gaz naturel: Énergir débute les consultations

Le distributeur Énergir a débuté mercredi soir la période d’information en vue du prolongement de son réseau de distribution de gaz naturel en direction de la Zone industrialo-portuaire (ZIP) de Grande-Anse, sur une distance de 15 km, pour la construction de la future usine de transformation du ferrovanadium par Métaux BlackRock.

Pour l’occasion, une demi-douzaine de représentants de l’entreprise étaient présents à l’Auberge des 21 pour recevoir le public afin d’expliquer les détails du projet d’une valeur de 30 M $.

Selon Simon Poitras, porte-parole d’Énergir, l’entreprise étudie présentement deux tracés de prolongement différents à partir d’un point de raccordement du gazoduc présent dans le secteur de la base de Bagotville. La première variante suivrait sur une certaine distance le tracé d’une ancienne ligne d’Hydro-Québec pour longer par la suite le tracé de la nouvelle desserte ferroviaire de Grande-Anse.

La seconde variante partirait du même point, mais bifurquerait vers l’est en longeant la ligne électrique appartenant à Rio Tinto pour rejoindre le tracé de la future ligne 161 kv que prévoit aménager Hydro-Québec dans le cadre du même projet.

La conduite de gaz en acier d’un diamètre de 16 pouces avec une pression de 7070 kPa rétrécirait à 12 pouces et 2400 kPa une fois les postes de vanne et de livraison franchis.

M. Poitras a mentionné que l’option privilégiée par Énergir dans les études est celle longeant le chemin de fer puisque les emprises d’utilité publique ont déjà été prévues lors de l’aménagement de cette infrastructure. Une dizaine de propriétés privées pourraient être affectées par cette variante. « Nous sommes dans les premiers balbutiements du projet. Notre objectif est d’aller voir les citoyens sur le terrain, de prendre connaissance du milieu avec des spécialistes qui étudieront la faune et la flore », explique le porte-parole.

La nouvelle conduite aura la capacité de transporter 196 millions de mètres cubes de gaz annuellement, ce qui représente de trois à quatre fois les besoins annuels de MBR. Cette capacité permettrait à Grande-Anse de recevoir d’autres projets industriels d’envergure à l’exception de celui de GNL Québec pour son usine de liquéfaction du gaz naturel qui nécessitera une conduite de 42 pouces connectée directement sur un gazoduc existant en Ontario.