Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et candidat à la chefferie du Parti québécois, a souligné la transformation en coopératives des six quotidiens de GCM.
Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et candidat à la chefferie du Parti québécois, a souligné la transformation en coopératives des six quotidiens de GCM.

Gaudreault veut une protection des fonds de retraite

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et candidat à la chefferie du Parti québécois, demande à Québec d’étudier des mesures qui offriraient une protection des fonds de retraite du secteur privé, à l’image du modèle ontarien.

Le député péquiste a tenu à exprimer sa solidarité envers les retraités de Groupe Capitales Médias (GCM), vendredi, dans une publication sur Facebook dans laquelle il souligne la transformation en coopératives de solidarité des six quotidiens régionaux qui appartenaient à GCM.

Les retraités, de même que les employés actifs, perdent jusqu’à 30 % de leur fonds de pension en raison du déficit de 65 M $ des caisses de retraite de CGM, qui faisaient partie de la transaction de Gesca, une filiale de Power Corporation, lors de l’achat en 2015 des journaux régionaux par Martin Cauchon, fondateur de GCM.

Sylvain Gaudreault estime que Québec devrait s’inspirer de sa voisine ontarienne, qui a mis sur pied un fonds qui offre, en quelque sorte, une assurance protégeant les prestations de retraite des employés du secteur privé.

« Le modèle ontarien est intéressant. On pourrait l’appliquer au Québec sous forme de Régime d’assurance pension du Québec, si on veut. Il y a déjà des revendications en ce sens-là et il faut l’examiner », a-t-il exprimé, lors d’un entretien téléphonique avec Le Progrès.

Il estime qu’une action immédiate, forçant par exemple Power Corporation à assumer sa responsabilité vis-à-vis les retraités ayant oeuvré pour sa filiale Gesca, pourrait être posée par le gouvernement dans le dossier des fonds de retraite de GCM, tout en étudiant la possibilité d’une loi rétroactive inspirée du modèle ontarien.

« La seule chose, ce qui est le plus dur, c’est de savoir où on tire la ligne », a-t-il précisé, sur la possibilité d’une loi rétroactive, en donnant l’exemple des retraités de Sears et de la White Birch, qui ont vécu une situation similaire.

« Mais ce n’est pas impossible de le faire. Tout est possible, il faut qu’on examine comme il faut chacune des situations, qu’on trouve des cas d’application universels, pour éviter les cas particuliers », a poursuivi celui qui affirme que le Parti québécois continuera d’intervenir dans le dossier.

En Ontario, les employés ayant cotisé à un régime de retraite à prestations déterminées peuvent obtenir des versements allant jusqu’à 1500 $ en cas de faillite de leur employeur, grâce au Fonds de garantie des prestations de retraite de l’Ontario. Le fonds est financé par les promoteurs des fonds de retraite. La province est la seule à offrir telle protection au pays.