Le ministre des Affaires municipales et député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, n'a pas l'intention de recourir à des solutions extrêmes pour dénouer l'impasse de l'agrandissement de la réserve indienne de Mashteuiatsh en expropriant des citoyens des municipalités de Roberval ou Saint-Prime.

Gaudreault préfère la négociation

Le ministre des Affaires municipales et député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, n'a pas l'intention de recourir à des solutions extrêmes pour dénouer l'impasse de l'agrandissement de la réserve indienne de Mashteuiatsh en expropriant des citoyens des municipalités de Roberval ou Saint-Prime.
De passage devant le Cercle de presse du Saguenay hier matin, en compagnie de ses collègues Stéphane Bédard et Jean-Marie Claveau, le ministre est demeuré prudent dans ses commentaires. Il refuse d'avancer une hypothèse de solution qui pourrait « antagoniser » les parties dans ce dossier. Selon Sylvain Gaudreault, le problème est surtout attribuable au manque de volonté du gouvernement libéral de Jean Charest qui a laissé traîner les choses.
« La poussière s'est accumulée sur le dossier et c'est ce que ça donne », a-t-il indiqué. Il note que pendant les années du pouvoir libéral à Québec, rien n'a été fait pour trouver une solution à l'agrandissement de la réserve projetée dans l'Entente de principe d'ordre général intervenu entre Québec, Ottawa et trois communautés innues, dont la bande de Mashteuiatsh.
Selon le ministre, ce projet portait le nom d'Approche commune au départ. Il n'entend pas modifier le principe de base qui reposait sur la discussion, la négociation et également la consultation. Sylvain Gaudreault n'a également pas commenté la pirouette politique du nouveau maire de Roberval Guy Larouche, qui a surpris tout le monde en déclarant qu'il n'était plus question de céder un seul pouce de territoire à la communauté de Mastheuiatsh, alors que la ville avait déjà ouvert la porte à des discussions.
Saguenay doit conformer ses barrages
Sylvain Gaudreault a pour sa part rappelé les grandes lignes du règlement du dossier de la caisse de retraite de la papetière Résolu. Il s'agit de l'un des engagements les plus importants de la dernière campagne et le dossier a été réglé à la satisfaction des retraités: « Nous avons réalisé un gain de 240 M$ qui a été ajouté à la caisse de retraite. On l'oublie, mais c'est majeur pour les retraités de notre région et de l'ensemble du Québec », a insisté le ministre des Transports et des Affaires municipales.
Malgré l'ampleur du projet, les députés péquistes n'ont toujours pas oublié le projet du Camps à Jonquière. Ils ont évidemment dénoncé le gouvernement du Québec et le ministre Serge Simard qui ont refusé une enveloppe de 24 M$ du gouvernement fédéral en 2010 pour l'érection de ce complexe dédié à l'amélioration de la santé de la population. Sylvain Gaudreault estime qu'à la lueur des derniers chiffres sur la santé de la population de Jonquière, ce projet est toujours nécessaire.
Finalement, le député de Jonquière assistera à une réunion de tous les gestionnaires de barrages dans le bassin versant du lac Kénogami, ainsi que les associations de riverains afin de faire le point sur tout le système de régulation des niveaux. Pour ce qui est des problèmes d'évacuation causés par les centrales hydroélectriques d'Hydro-Saguenay, Sylvain Gaudreault a rappelé que la ville doit se conformer à la loi sur les barrages adoptée au lendemain des inondations du Saguenay en 1996.