Sylvain Gaudreault

Gaudreault nuance la menace de la surtaxe

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, relativise la menace qui pèse sur les usines de Produits forestiers Résolu (PFR) de Dolbeau et de Kénogami, qui subissent la surtaxe des États-Unis pour le papier surcalandré. Selon lui, la compagnie peut aussi profiter du programme provincial mis en place récemment.
« C'est important de dire à ce moment-ci que ce ne sont pas juste les scieries qui sont admissibles aux garanties de prêt du gouvernement, mais aussi les usines comme Kénogami et Dolbeau », insiste l'élu. Ce dernier a trouvé bien alarmant le ton du représentant de PFR, Karl Blackburn, dans les pages du Quotidien mercredi, alors que la fermeture a clairement été évoquée si la situation ne se règle pas rapidement.
Semblablement au bois d'oeuvre depuis que le conflit commercial avec les Américains a éclaté la semaine dernière, des droits compensateurs de 17,1 % sont exigés pour chaque tonne de papier surcalandré produite par Résolu qui traverse la frontière américaine. La compagnie a déjà déboursé 41 millions $ dans un compte en fiducie pour tenir le coup.
« L'aide du gouvernement permet aux entreprises touchées de souffler un peu en attendant, même si leur rentabilité est affectée », croit Sylvain Gaudreault, confiant que les opérations pourront ainsi être maintenues à Kénogami et Dolbeau. À long terme, il est cependant primordial que Résolu investisse en recherche et développement pour assurer l'avenir de ses usines, affirme-t-il.
« Une autre piste de solution pourrait être de restaurer les règles comptables de l'entreprise comme elles étaient il y a quelques années, pour que seules les usines du Saguenay-Lac-Saint-Jean profitent de l'avantage de rentabilité des centrales hydroélectriques installées ici, alors qu'il est maintenant étendu à tout le groupe », soutient M. Gaudreault.
En attendant lemieux
Par ailleurs, l'élu « n'en revient pas qu'on attende encore une réaction » du député fédéral de Chicoutimi-Le Fjord Denis Lemieux. « C'est le temps qu'il se réveille pour défendre les travailleurs inquiets. Il doit les appeler et les rencontrer dans les plus brefs délais. »