Le député sortant de Dubuc, Serge Simard, estime que la région et la circonscription de Roberval ont été gagnantes avec la présence du premier ministre Philippe Couillard.

Gaudreault et Simard saluent son travail

Député sortant de Dubuc, le libéral Serge Simard dit avoir eu une bonne relation avec Philippe Couillard, surtout que les deux hommes travaillaient à proximité au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« J’avais une bonne relation avec Philippe. On était proches, il m’appelait. Il était proche de son monde et il voulait faire le bien. Il faisait de la politique pour les bonnes raisons.

« C’était un homme de grande qualité. Il aurait pu faire n’importe quoi, être professeur dans une université. C’est clair. Mais ce n’est pas ce qu’il a choisi. Il a opté pour la politique. Il voulait travailler pour les gens », mentionne Serge Simard.

À ceux qui se demandent si la région et le comté de Roberval ont été gagnants avec la présence d’un premier ministre, l’ex-député libéral dans Dubuc estime que oui.

« Il suffit de regarder ce que le comté de Roberval a obtenu. Posez-vous même pas la question. Si ça avait été qui que ce soit d’autre, ça n’aurait jamais fonctionné comme ça. »

« Suffit de penser aux 25 millions $ accordés au Zoo de Saint-Félicien. C’était rendu à Montréal, et ça critiquait. On investissait des milliards à Montréal et il n’y avait pas un mot. Le zoo, ce n’était pas une terre en bois debout », a ajouté M. Simard, qui a participé au bilan du Parti libéral jeudi après-midi à Québec.

Respect

Le député réélu de Jonquière, le péquiste Sylvain Gaudreault, voue un grand respect au chef démissionnaire du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, parce qu’il a osé se présenter dans un comté qui n’était pas nécessairement acquis aux libéraux.

En entrevue avec Le Quotidien à la cafétéria de l’Assemblée nationale du Québec, le député de Jonquière n’avait que de bons mots à l’endroit de son ancien homologue de Roberval, même si les deux hommes ne partageaient pas du tout la même opinion politique.

« M. Couillard a consacré près de 10 années de sa vie à la politique. Je voue un grand respect à tous ceux qui décident d’aller en politique et particulièrement pour une personne qui occupe le poste de premier ministre », mentionne l’ancien chef par intérim du Parti québécois (PQ).

« Je respecte aussi le choix de M. Couillard d’avoir tenté sa chance dans un comté qui n’était pas acquis nécessairement aux libéraux. Il avait été député auparavant dans Mont-Royal, Outremont et Jean-Talon, et il aurait pu y retourner. Il a choisi une voie qui n’était pas facile et il a opté pour Roberval », a repris M. Gaudreault, facilement réélu le 1er octobre pour un cinquième mandat.

M. Gaudreault dit avoir eu de bons échanges et du plaisir avec son ancien homologue de Roberval.

« Je m’entendais très bien avec Philippe Couillard. Je me souviens qu’il m’avait fait un poème lors de ma dernière journée à l’intérim du PQ. Nous avions une relation cordiale et il nous arrivait de blaguer », dit-il.

Sur le plan politique proprement dit, Sylvain Gaudreault croit avoir eu à faire face au plus canadien des premiers ministres du Québec depuis très longtemps.

« Il a été le premier ministre le plus fédéraliste depuis Jean Lesage, je dirais. Il l’était plus que Jean Charest. Le glissement pour le fédéral s’est vraiment incarné avec Philippe Couillard. Il était un Canadien d’abord et avant tout », croit le député de Jonquière.

« Je pense qu’il aurait pu être plus actif pour l’environnement. Il montrait une façade verte, mais dans la réalité, c’était autre chose. Il n’était pas aussi vert qu’il le prétendait », a conclu Sylvain Gaudreault.