Sylvain Gaudreault

Gaudreault demande un échéancier

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, demande à la ministre Lucie Charlebois de bien s'assurer que les recommandations de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPJ) soient appliquées par la Direction de la protection de la jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
« Je demande un échéancier de mise en place », a-t-il d'abord noté.
Par la suite, il croit que pour assurer un bon suivi, il ne suffit pas de laisser la DPJ régionale ou encore le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux être les seuls maîtres de l'application des recommandations. « On a des outils parlementaires pour s'assurer de la reddition de comptes. Une commission parlementaire pourrait faire un suivi en entendant les principaux intervenants », a-t-il poursuivi, en nommant quelques commissions qui pourraient s'en charger, dont celle sur l'administration publique qu'il préside.
« Je suis encore outré et choqué par le décès d'un enfant. C'est incroyable et inacceptable », a-t-il tenu à ajouter.
La ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois
La ministre Charlebois refuse
La ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, ne mettra pas de pression supplémentaire sur la DPJ et le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean en imposant un échéancier additionnel de la ministre, comme le demandait le député de Jonquière Sylvain Gaudreault. « On va commencer par laisser travailler le CIUSSS. Il y a déjà des échéanciers demandés par la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPJ) », a-t-elle répondu. 
La ministre a révélé qu'une ressource externe a été engagée pour aider les instances régionales à faire le suivi des recommandations. De plus, elle a rejeté du revers de la main son autre proposition de confier le suivi des recommandations à une commission parlementaire déjà existante. Elle insiste pour dire que la CDPJ a toute la compétence requise pour continuer à gérer le dossier. « Il ne faut plus jamais que ça se reproduise. Il y a eu un glissement et on est train de corriger la situation », a-t-elle assuré. Selon elle, une enquête est toujours en cours concernant la mort du jeune garçon de mois survenu en juin 2016.