Dominic Gagnon

Gagnon pour le solaire et l'éolien plutôt que l'hydroélectricité

Le Parti des citoyens de Saguenay (PCS) estime que Jean-Pierre Blackburn, candidat indépendant, fait fausse route en voulant construire deux nouvelles centrales hydroélectriques et qu'il mettrait ainsi en péril la sécurité des riverains. Le PCS prône plutôt le développement de nouveaux modes de production d'énergie.
Jean-Pierre Blackburn a annoncé vendredi en conférence de presse qu'il souhaitait dégager des revenus 2,5 à 3 M $ grâce à ces deux centrales, dont la construction coûterait 46,6 M $. Les deux nouvelles centrales seraient construites au pied du barrage Portage des roches de Laterrière, sur la rivière Chicoutimi, et à la chute Guimond, sur la rivière Shipshaw.
Le PCS, dans un communiqué signé par son chef et candidat à la mairie, Dominic Gagnon, déplore que Jean-Pierre Blackburn « montre une méconnaissance et une improvisation complète » ne visant qu'à attirer l'attention.
« Le barrage de Portage des roches est un ouvrage qui sert à gérer le niveau d'eau du lac Kénogami. Modifier ce barrage pour la production électrique nécessite de réduire sa capacité d'évacuation pendant une période durant les travaux. Est-ce que M. Blackburn irait jusqu'à prendre des risques au point de mettre en péril la sécurité des riverains en cas de crues importantes ? » peut-on lire.
Le parti politique croit que le candidat indépendant devrait plutôt se tourner vers l'avenir en optant pour de nouveaux modes de production d'énergie, comme l'éolien et le solaire, qui sont de plus en plus populaires auprès de la population.
« Il faut savoir écouter ses citoyens pour réaliser ce qu'ils désirent », pointe-t-on, en rappelant que le gouvernement a annoncé cette semaine vouloir favoriser la production d'énergie domestique, dans un contexte où l'État doit gérer des surplus énergétiques provenant des barrages hydroélectriques.
Une rencontre avec le CVD peu probable, dit Dominic Gagnon
Dominic Gagnon, le chef du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), ne voit pas présentement la pertinence de tenir une rencontre avec les représentants du comité Citoyens pour un Vaudreuil (CVD) durable, mais demeure tout de même ouvert à le faire.
Le président du CVD, Frédéric Gagnon, a demandé à rencontrer M. Gagnon, dans une lettre ouverte publiée dans la dernière édition du Progrès, au sujet de l'aménagement d'un nouveau site de disposition des résidus de bauxite de l'usine Vaudreuil de Rio Tinto (RT). 
« Il ne se sont pas parlé, car j'avais déjà communiqué avec eux, avec des membres de leur comité [...], c'est comme bizarre qu'ils ne se soient pas parlé entre eux », a répondu le chef du PCS, lors d'un court entretien téléphonique, dimanche, lorsque questionné sur le sujet par Le Quotidien.
Il a précisé qu'une conférence de presse aura lieu cette semaine sur le sujet, où il aura l'occasion d'expliquer sa position. « Pour faire une rencontre particulière, tout ça, je ne suis pas certain si j'en vois la pertinence pour l'instant, mais je demeure tout de même ouvert à l'idée », a-t-il ensuite affirmé, ajoutant que plusieurs emplois directs et indirects sont reliés à l'Usine Vaudreuil.
« On s'entend qu'il faut trouver des solutions et des alternatives, et elles existent, et c'est à ce niveau-là qu'on va aller en conférence de presse », s'est-il contenté de préciser.
Le PCS et son chef ne semblent toutefois par partager la position du CVD, si l'on se fie à ce qui a été publié précédemment sur les réseaux sociaux. Samedi matin, sur Facebook, le PCS a partagé un article sur le projet de récupération des résidus de bauxite annoncé par RT, en commentant : « C'est vital de conserver les 1000 emplois de Vaudreuil et ses emplois indirects, demeurons POSITIFS ! ! ! C'est ça la Nouvelle Génération avec l'équipe Dominic Gagnon, gogogo ! ! [sic] ».
Plus tôt, le 11 septembre, Dominic Gagnon avait publié ce gazouillis sur Twitter : « Des #citoyens qui mettent en #danger mille #emplois chez @RioTinto à #Arvida, c'est incroyable ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! [sic] »