Le chef du Parti des citoyens de Saguenay, Dominic Gagnon, a annoncé qu’il renonçait aux compteurs d’eau en compagnie des candidats Laval Ménard, Martine Gauthier et Carol Tremblay.

Gagnon dit non aux compteurs d’eau

Le chef du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), Dominic Gagnon, tourne le dos à son tour aux compteurs d’eau. Il «blâme sévèrement» aussi son adversaire à la mairie de Saguenay et chef de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, d’avoir appuyé l’achat des compteurs d’eau lors du conseil municipal du 5 septembre. Or, le vote sur l’achat n’a jamais eu lieu, le maire Jean Tremblay reportant aux futurs élus cette décision.

Lors du point de presse tenu à la pyramide des Ha ! Ha !, à La Baie, jeudi matin, et dans un communiqué de presse envoyé par la suite, le chef du PCS a expliqué qu’il s’opposait à augmenter le fardeau des citoyens avec l’achat de compteurs d’eau, qu’il associe à une taxe déguisée. «Josée Néron a voté pour les compteurs d’eau », avait-il lancé. Le communiqué spécifiait qu’elle avait voté en faveur d’un avis de motion le 5 septembre, mais il a plutôt été déposé le 7 août et une telle procédure ne demande pas de vote.

La saga des compteurs d’eau a fait couler beaucoup d’encre cet été. Lors du conseil municipal du 7 août, un avis de motion, très peu explicite, avait été présenté par le conseiller indépendant Simon-Olivier Côté. Tel que rapporté dans Le Quotidien du lendemain, le maire Jean Tremblay avait expliqué que le projet s’inscrivait dans le cadre d’un règlement d’emprunt de 7,3 M $ visant à rénover l’édifice d’Hydro-Jonquière au coût de 3,4 M $ et d’une somme de 3,6 M $ pour l’acquisition et l’installation de divers matériaux et équipements.

Trois jours plus tard, Jean-Pierre Blackburn, qui était alors chef du PCS, avait fait une sortie contre l’installation des 300 compteurs d’eau, ce qui était une première fronde envers le fondateur du PCS, Jean Tremblay. Quelques jours plus tard, il quittait le parti et se présentait comme indépendant.

Lors du conseil municipal du 5 septembre, les élus ont appuyé à l’unanimité un règlement d’emprunt de 3,57 M $ pour la réfection de l’édifice d’Hydro-Jonquière, ce qui représentait le 3,4 M $ annoncé plus 5 % de financement, comme il est indiqué dans le règlement d’emprunt obtenu par Le Quotidien. Pour ce qui est de la portion de 3,6 M $ dédiée aux compteurs d’eau, elle avait été retirée avant la séance par le maire, tel qu’il l’a affirmé à la conseillère Julie Dufour qui l’avait questionné. C’est aussi ce qu’a confirmé celui qui avait déposé l’avis de motion en août, Simon-Olivier Côté, lorsque contacté par le journal. « Ç’a été retiré. On n’a pas voté », a-t-il d’abord dit, avant d’ajouter qu’il était « absolument faux » d’affirmer que des élus avaient voté pour les compteurs d’eau. La chef de l’ERD a rapporté la même version.

Finalement, lors du conseil du 2 octobre, une autre résolution a été adoptée spécifiant clairement que les travaux liés au règlement d’emprunt voté le 5 septembre touchaient la « construction, rénovation et aménagement du 1710, rue Sainte-Famille », ce qui est l’édifice d’Hydro-Jonquière.

Plutôt des travaux

Lors du point de presse du matin, la candidate du PCS dans le district #7, Hélène Tremblay, avait expliqué la position de son parti. « On se situe à peu près à 30 % de fuite dans le réseau. On va plutôt être proactifs. On va faire la réfection pour 10 % pour se ramener à 20 % et on va ainsi éviter les compteurs d’eau », a-t-elle détaillé. En effet, c’est au-delà de 20 % de fuite d’eau dans le réseau d’aqueduc que Québec force à prendre des mesures, comme des compteurs d’eau. Le non-respect de la norme peut aussi amener au retrait des subventions pour le traitement des eaux.

Piste cyclable sous le pont

Une deuxième annonce a été faite lors du point de presse du chef du PCS, Dominic Gagnon, alors que le candidat au poste de conseiller dans le district #15 (Grande-Baie), Carol Tremblay, a promis de relier le secteur de la pyramide à la piste cyclable. « J’ai à coeur de dynamiser le secteur de la pyramide. On a une piste cyclable, mais qui ne donne pas accès à Grande-Baie », a-t-il commencé par dire. Ainsi, une boucle de la piste cyclable passerait sous le pont de la rivière Ha ! Ha ! , tout juste avant le Musée du Fjord. Une telle installation serait semblable, par exemple, à la Véloroute des Bleuets à la hauteur de la rivière Métabetchouane. Une telle portion aurait pour avantage de permettre aux cyclistes de se rendre à la piste cyclable depuis le secteur habité sans devoir traverser le boulevard Grande-Baie, qui est très achalandé. Pour l’instant, ils ont accès à un feu de piéton pour traverser et rejoindre la piste. « Tous les gens qui utilisent la piste cyclable, ils vont pouvoir rentrer dans le quartier. Ils vont pouvoir s’installer dans le parc. Et tous les enfants vont pouvoir sortir de façon sécuritaire. Ils n’auront pas besoin d’aller à la lumière », a-t-il poursuivi, sans pouvoir chiffrer la promesse, se limitant à dire qu’il ne s’agirait pas d’un investissement majeur.