Les membres du Groupe bataillon territorial (GBT) veillaient à vérifier tous les véhicules qui voulaient entrer sur la base de Bagotville durant le Sommet du G7.

G7: les réservistes relèvent la mission avec brio

Les quelque 200 réservistes de l’Unité d’infanterie du Québec et du Nouveau-Brunswick ont relevé avec brio leur mission de protéger le secteur du tarmac de la Base des Forces armées canadiennes de Bagotville durant le Sommet du G7.

Quelques heures après la conclusion de cet événement international, qui avait lieu à La Malbaie, l’adjudant du Régiment du Saguenay et adjoint de peloton du Groupe bataillon territorial (GBT), Pascal Lapointe, a tracé le bilan de l’opération.

Sans entrer dans les détails, M. Lapointe précise que les réservistes du Régiment du Saguenay, du Québec et du Nouveau-Brunswick, intégrés au GBT, ont fouillé plus ou moins 2000 véhicules et autant, sinon plus, de civils et de militaires durant le G7.

Plusieurs des réservistes de l’armée de terre ont patrouillé dans le secteur entourant la Base militaire de Bagotville en véhicule tout-terrain (VTT) afin de s’assurer que personne n’essayait d’entrer illégalement.

« Les membres de l’État-major du Régiment du Saguenay ont agi comme les responsables du GBT et devaient voir à mener à bien notre mission. Nous avons relevé avec succès le plus important défi qui a été confié au Régiment du Saguenay au cours des 10 dernières années », précise Pascal Lapointe.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) était le maître d’œuvre de la sécurité, alors que le GBT y était en soutien.

« Il faut dire que nous avons eu une très bonne collaboration de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Les deux organisations avaient érigé des contrôles routiers avant d’arriver sur le site de la Base militaire de Bagotville. Si un problème était survenu, ce sont eux qui auraient eu à y voir. À notre niveau, on fouillait à nouveau les véhicules et les gens, même si un premier contrôle avait été effectué », ajoute l’adjudant du Régime du Saguenay.

Le stationnement situé à l’entrée de la base servait de point de vérification des véhicules.

Pascal Lapointe mentionne que les militaires des 2e et 3e Escadres des Forces armées canadiennes de Bagotville ont aussi collaboré en évitant de se rendre sur la base avec leur véhicule respectif.

« Des navettes étaient disponibles à deux endroits pour amener les militaires sur place. Les gens ont collaboré pour éviter que les fouilles s’éternisent sur plusieurs heures », dit-il.

Certains réservistes de l’Armée terrestre de réserve ont même eu l’opportunité de voir le légendaire avion américain, le Air Force One, et ont pu apercevoir les présidents et premiers ministres des pays du G7.

Certains des réservistes, tous volontaires pour l’opération, étaient armés pour assurer la sécurité.

Longue préparation
Si tout s’est passé sans anicroche, c’est que l’aspect sécurité a été pris très au sérieux. Tout a été mis en œuvre pour obtenir une réussite.

Les responsables ont préparé le terrain durant six semaines afin de s’assurer que tout se déroulerait au quart de tour.

« Tout le monde avait été formé pour pouvoir réagir rapidement à un événement. L’objectif était de contrôler les entrées à la base et de s’assurer que personne, qui n’était pas autorisé, ne pouvait s’approcher du tarmac », poursuit Jean-François Wohrung, officier des affaires publiques du GBT.

Pascal Lapointe, adjudant au Régiment du Saguenay, trace un bilan positif du travail effectué par les membres du GBT lors du passage des politiciens du monde à Bagotville et à La Malbaie.

« Il y a eu une intervention auprès des photographes japonais. Ils se sont approchés trop près du tarmac. Nous avions remarqué leur présence et nous sommes intervenus immédiatement. Il était important de pouvoir réagir correctement et rapidement. Nous n’avions pas le droit de manquer notre coup, car notre responsabilité était grande », ajoute-t-il.

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AUCUNE ARRESTATION DANS LA RÉGION

Mis à part les activités habituelles, le personnel des salles du Palais de justice de Chicoutimi n’a pas eu à se déplacer pour faire comparaître des individus dans le cadre du Sommet du G7.

Au cours des dernières semaines, les juges, les avocats et le personnel avaient analysé la façon de procéder dans le cadre de cette rencontre des sept plus importants politiciens du globe. Tout le monde était prêt à répondre à une demande particulière en quelques minutes seulement. Finalement, il n’y aura pas eu d’urgence ou de mouvement de masse.

« Il y a eu plusieurs vérifications au cours des derniers jours, mais aucune arrestation pour notre secteur. Nous n’avons vécu aucune problématique durant les jours qui ont précédé et suivi le G7 ou même pendant la rencontre », a mentionné Bruno Cormier, porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay. 

À l’Aide juridique, Me Olivier Théorêt était l’un des avocats en attente pour d’éventuelles comparutions d’individus qui auraient pu être arrêtés dans le cadre d’une manifestation.

« Il n’y a effectivement rien eu entre mercredi et dimanche », a-t-il admis.

Il faut savoir que la sécurité était omniprésente autour de la Base militaire de Bagotville. Seules les personnes munies d’une accréditation avaient accès au site.