G7: les causes qui ont animé la Zone de libre expression

LA MALBAIE — Le régime communiste du Vietnam, les Ukrainiens injustement emprisonnés, la Corée du Nord et l'arme nucléaire, les inégalités sociales. La Zone de libre expression de La Malbaie a accueilli quelques groupes dénonçant des enjeux majeurs, au cours des derniers jours.

La manifestation des Canadiens originaires du Vietnam, samedi, a été de loin l'événement le plus important tenu sur le site, surnommé «l'enclos». 

Plus d'une centaine de personnes issues de cette communauté ont dénoncé la présence du premier ministre Nguyen Xuan Phuc au Québec. Il a été invité à participer à une discussion sur l'environnement, en marge du G7. 

«Pour parler d’amélioration d’environnement, ce n’est pas le bon gars à inviter. Il détruit l’environnement dans son propre pays», dénonce Danh Nguyen, de Montréal. Ce dernier fait référence au scandale Formosa, une entreprise située au Vietnam. Une fuite toxique a causé la mort de millions d’espèces marines, retrouvées sur des kilomètres de plage. 

Une heure plus tard, quelques membres de Québec Libre en action ont aussi fait une apparition sur le site. Ils étaient un peu moins d'une quinzaine à scander des slogans comme «Québec libre!» ou «Non, à la soumission».

À leur arrivée sur le site, l’imposante clôture menant à la zone verte a été fermée. Ces gens se sont trop approchés de ces barrières qui étaient, jusqu'à ce moment, demeurées ouvertes. 

Ce groupe dit prôner l'autosuffisance du Québec et dénonce l'immigration «illégale». Quelques minutes après leur discours, un des membres s'est d'ailleurs chicané avec un autre manifestant qui brandissait une pancarte sur laquelle il était inscrit, «Nous sommes tous immigrants». 

Le membre de Québec libre en action l'a prévenu qu'il allait lui-même retirer son affiche s’il ne le faisait pas.

Présent sur place, quelques représentants des médias ont voulu tourner la situation au ridicule en montrant aux deux individus leur point en commun, le poteau qui soutient leur pancarte respective. 

«Je l'ai pris chez Dollarama», a admis un des deux hommes. La situation ne s’est pas envenimée et les policiers n'ont pas eu à intervenir.

Outre les groupes, certains manifestants solitaires ont fait entendre leur voix sur le site. Comme cet homme de Gatineau réclamant une enquête sur le World Trade Center et cette dame, propageant la parole de Dieu. 

Certains ont aussi défilé quelques minutes avec des pancartes dénonçant les coûts exorbitants du G7 et prônant la paix dans le monde. Une dame a même recyclé une vieille serviette pour fabriquer son drapeau. À 15 h, le site était complètement redevenu désert.