Front commun pour la fin des opérations forestières

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
La Société pour la nature et les parcs (SNAP) et Nature Québec font front commun avec deux associations régionales et des groupes de citoyens pour obtenir la fin des opérations forestières dans le corridor de la rivière Péribonka et sur le territoire de l’aire protégée à l’étude au sud du lac Kénogami.

La coalition a profité de la journée de consultation sur les plans d’aménagement forestier intégré organisée par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, pour lancer son offensive, en publiant un communiqué conjoint. Le groupe dénonce le comportement du gouvernement.

La journée de lundi était consacrée à l’unité d’aménagement 23-71, laquelle regroupe ces deux secteurs à partir de la Réserve faunique des Laurentides jusqu’au réservoir Pipmuacan et est connue sous le nom de Saguenay-Sud-et-Shisphaw.

« Le ministère des Forêts veut procéder à des coupes dans un secteur où l’on retrouve de vieilles forêts de 250 ans, rares et uniques au Québec, souligne Ève Tremblay, porte-parole du Comité de sauvegarde de la rivière Péribonka (CSRP), dans le communiqué émis lundi. Ces coupes empiètent dans le couloir visuel de la rivière Péribonka qui est visé par un important projet de développement touristique appuyé par l’industrie du tourisme de nature et d’aventure de la région. »

Les opposants à l’exploitation forestière du sud du lac Kénogami, qui font partie de l’Association de protection du lac Kénogami et du regroupement des villégiateurs, affirment que le gouvernement réalise des coupes forestières alors qu’il n’a pas fait les consultations. Ces derniers craignent que les coupes forestières créent des dommages importants au territoire.

Le communiqué réitère que le projet d’aire protégée vise le territoire du bassin versant qui approvisionne les prises d’eau de Jonquière et de Chicoutimi situées dans les rivières aux Sables et Chicoutimi.