À Saguenay, la température ressentie a chuté jusqu'à -34 degrés Celsius dans la nuit de dimanche à lundi.

Froid intense: dure journée pour les voitures

CAA-Québec a enregistré un volume d'activités qui se compare «à une bonne journée froide d'hiver» pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les automobilistes ont dû composer avec une première séquence de froid intense qui a duré toute la fin de semaine.
La porte-parole de CAA-Québec, Annie Gauthier, affirme qu'entre minuit et 10h lundi matin, le CAA avait reçu 9887 appels et rendu 3400 services de dépannage à la grandeur du Québec. Dans la région, le CAA a effectué 210 sorties de dépannage pour aider les automobilistes à prendre la route.
«Nous avions pris les mesures pour que l'on puisse répondre à un volume important d'appels. Il y avait eu une première journée de froid en décembre et aujourd'hui (lundi), nous avons répondu à ce que nous considérons comme une bonne journée d'hiver.»
En tout et partout, CAA-Québec disposait de 1100 dépanneuses et autres véhicules pour répondre aux appels des automobilistes sur le territoire québécois. Des équipes additionnelles ont été ajoutées pour répondre au téléphone.
Mieux préparés en région
Lors des événements de grand froid, le CAA fait des constats quant à la situation qui prévaut entre les grandes villes et les régions. Lors de ces froids intenses, la ville de Montréal représente toujours un volume d'appel important.
«Il n'y a pas que le nombre. Il y a aussi le fait que les gens ne sont pas en mesure de brancher le chauffe-moteur ou de mettre la voiture dans un abri ou un garage. Les automobilistes des régions sont bien préparés pour affronter ces périodes», indique la porte-parole.
Les principaux problèmes des automobilistes sont les batteries qui ne sont plus assez puissantes pour de la glace qui se forme dans les conduites de carburant. Des problèmes qu'il est possible de régler en faisant le plein lors de ces périodes. Pour la batterie, le CAA indique que la durée de vie moyenne de cette pièce névralgique est de quatre ans.
Mario Claveau, propriétaire et directeur de service chez Batterie spécialité, a pour sa part des explications plus spécifiques quant à la durée de vie des batteries dans les véhicules modernes.
«Une batterie dans un véhicule qui est utilisé sur une base régulière peut durer de cinq à six ans.
Dans des régions comme Montréal, où les gens passent de longues heures dans le trafic, les batteries ont le temps de charger adéquatement et sont donc efficaces.»
Les véhicules modernes sont en général vendus avec une multitude d'équipements électroniques ou de chauffage (les systèmes pour chauffer les sièges), qui consomment beaucoup d'énergie. À l'inverse, les mêmes véhicules ont été construits avec des critères de réduction de poids et d'espace.
«On se retrouve avec des batteries plus petites et des alternateurs plus petits. Quand vous avez une voiture qui consomme beaucoup d'énergie, qui ne roule pas beaucoup et dont le système pour recharger est moins puissant, à la longue, ça risque de créer des problèmes», explique Mario Claveau.
Selon Mario Claveau, il existe des solutions pour contrer ces problèmes. Il est possible d'installer sous le capot un chargeur à batterie que l'on peut brancher de façon occasionnelle pour s'assurer que la batterie soit en tout temps à 100% de sa charge.
Par période de grand froid, une batterie peut perdre jusqu'à 25% de sa puissance.
Patinoires et centres de ski fermés
Le froid intense qui s'est emparé de la région, lundi, n'a pas eu des conséquences que sur les voitures qui refusaient de partir. Plusieurs patinoires extérieures et centres de ski ont fermé pour la journée.
«Il faisait vraiment trop froid ce matin (lundi). Alors, pour des raisons de sécurité, on a pris la décision de fermer nos pistes», explique le directeur marketing du centre de ski le Valinouët, Stéphane Leblond.
Par ailleurs, il ajoute que comme c'était un lundi, l'achalandage n'allait pas être des plus importants. M. Leblond mentionne que c'est la première fois cette saison que le Valinouët ferme ses pistes. «Le nombre de jours où on choisit de fermer les pistes dépend toujours des années. Il y a trois ou quatre ans, on avait fermé sept ou huit fois!», explique M. Leblond.
«Lorsqu'on prend la décision de fermer, c'est toujours à cause d'un froid qui est trop extrême ou en raison de la pluie», conclut-il.
Le Mont-Édouard a également fermé ses pistes. Selon leur publication sur la page Facebook de la station de ski, on mentionne que cette décision a été prise pour la sécurité de la clientèle. Laure Gagnon-Tremblay