La ministre fédérale des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, rencontrera la famille d’André Gauthier mardi.

Freeland rencontre la famille d'André Gauthier

Le dossier d’André Gauthier, ce Baieriverain de 65 ans emprisonné depuis quatre ans aux Émirats Arabes Unis et en Oman à la suite d’accusations de fraudes, connaît un nouveau développement. La ministre fédérale des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s’entretiendra avec ses proches, mardi, lors d’une rencontre qui devrait se tenir à Québec.

Selon l’information fournie par Pierre Gauthier, un frère de M. Gauthier, après les nombreuses démarches juridiques et politiques, le cabinet de la ministre aurait confirmé qu’une délégation familiale formée de son frère Normand, de son fils Alexis et de sa fille Ève allait rencontrer la ministre. « Ça fait quatre ans que mon frère est emprisonné sous de faux motifs. On veut avoir un bon topo de la part de la ministre pour savoir comment il se fait qu’il soit en prison et quelles sont les démarches effectuées pour le faire libérer », affirme M. Gauthier.

Ce dernier a mentionné que son frère André, qui était en liberté surveillée, a écopé d’une peine de 90 jours de prison qui s’est terminée le 6 août dernier, à la suite d’une tentative d’évasion avortée vers Oman. « Après sa tentative, on lui a appris qu’il retournait purger sa peine de prison de huit ans. Il est emprisonné actuellement à Dubaï », précise-t-il.

L’autre objectif de la rencontre avec Mme Freeland est que cette dernière puisse mettre en place un processus de négociation ou de médiation qui permettrait à André Gauthier d’être libéré rapidement. Il cite en exemple celui du Canadien Kristian Lee Baxter, un ressortissant détenu pendant huit mois dans les prisons du régime syrien. M. Baxter a été libéré au mois d’août à la suite d’une demande d’intervention du Canada auprès du gouvernement libanais.

Invité à commenter l’état physique et mental de son frère, M. Gauthier rappelle qu’André Gauthier a déjà exprimé des intentions funestes il y a trois mois et que les choses ne s’améliorent pas au niveau psychologique.

Pierre Gauthier affirme que son frère a toujours entretenu des relations familiales très serrées, en particulier avec son père, qu’il se faisait un devoir de visiter même lorsqu’il œuvrait à l’étranger. « Notre père est décédé il y a deux ans et André n’a pas pu assister aux funérailles. Il n’a jamais vu encore sa petite-fille née pendant son emprisonnement et sa fille Ève attend un petit bébé qui naîtra dans un mois. »

Il ajoute que son frère a été présenté de façon erronée comme étant un homme d’affaires alors qu’il a œuvré dans le passé à titre d’expert en exploration minière dans le secteur aurifère pour Gold AE. « C’est la rencontre de l’espoir pour notre famille. On loge beaucoup d’espoir dans cette rencontre », a-t-il conclu.

Du côté du cabinet de la ministre Freeland, il n’a pas été possible de faire confirmer la rencontre.