Francyne T. Gobeil a accepté le rachat de son contrat de sept ans.

Francyne Gobeil quitte à son tour

Un autre pilier de l’administration de Jean Tremblay sortira de l’hôtel de ville dans quelques jours. Francyne T. Gobeil a accepté le rachat de son contrat de sept ans qui fait cependant l’objet d’une clause de confidentialité.

«Mme Francyne T. Gobeil était une employée de la Ville avec un contrat de sept ans de 2014 à 2021. Nous confirmons qu’elle va quitter son emploi à la fin du mois de novembre», a confirmé au Progrès en début d’après-midi vendredi le directeur des communications de Saguenay, Jeannot Allard.

Il faut rappeler que Francyne T. Gobeil a été l’une des plus fidèles collaboratrices du maire Jean Tremblay depuis qu’il est entré à l’hôtel de ville.

Elle occupait une fonction hautement politique puisqu’elle supervisait tout le volet des dons aux différents organismes qui s’adressent à la Ville pour obtenir des aides financières plus ou moins importantes. Avant 2014, Mme Gobeil faisait partie du cabinet politique du maire.

Il faudra vraisemblablement se tourner vers la Loi de l’accès aux documents des organismes publics pour obtenir les détails de cette entente de départ et rien n’assure que le service juridique de la Ville acceptera de révéler l’entente.

Il y a plusieurs mois, Jean Tremblay avait déplacé des membres de son cabinet politique dans la fonction publique municipale. Il s’agissait d’un moyen de diminuer le budget de l’opposition officielle à l’hôtel de ville dont le calcul était établi à partir de celui du cabinet du maire pour ce qui est de la masse salariale.

Louis Coulombe

Des sources ont indiqué au Progrès qu’il y a en ce moment des tentatives pour «faire comprendre à l’avocat Louis Coulombe, un autre fidèle allié du maire Jean Tremblay, que sa présence n’est plus souhaitée à l’hôtel de ville».

La tâche sera ardue dans le dossier de l’avocat. Ce dernier a signé un contrat de sept ans à un salaire annuel d’environ 170 000 $. Une information émanant de la fonction publique municipale mentionne que ce contrat serait encore plus difficile à «résilier» que celui de l’ex-président et directeur général de Promotion Saguenay, Ghislain Harvey, qui a pourtant été qualifié par le spécialiste Daniel Gagnon de «contrat hors norme», et ce, en raison de la particularité des clauses qui ont été inscrites et approuvées par les membres du comité exécutif de l’organisme paramunicipal.

Louis Coulombe avait quitté l’étude Cain Lamarre pour se joindre à l’équipe du maire Jean Tremblay. Il occupe aujourd’hui un poste à la haute direction de la Ville tout en jouant le rôle de commissaire à l’éthique.

Danielle Godin

Un autre dossier à régler pour permettre à la mairesse Josée Néron de pouvoir compter sur une fonction publique apolitique est celui de la directrice de l’arrondissement de Jonquière, Danielle Godin. 

Cette ex-attachée politique a également été promue dans la fonction publique régulière par une décision du maire Jean Tremblay.

Elle est la seule de sa garde rapprochée, incluant Michel Fortin, ayant eu droit à un emploi régulier de fonctionnaire-cadre. Dans son cas, il est impossible pour la nouvelle administration de racheter son contrat.

Les postes de directeur ou directrice d’arrondissement sont généralement occupés par des fonctionnaires de carrière détenant une formation universitaire de premier et deuxième cycle, dans certains cas en administration, génie ou une discipline connexe. Il arrive également que des techniciens (niveau collégial) ayant une longue expérience de la gestion des services municipaux accèdent à cette fonction. Danielle Godin a obtenu ce poste malgré le fait qu’elle ne possède aucune formation collégiale ou universitaire.

Lors de sa nomination, le président de l’arrondissement de l’époque, Bernard Noël, avait indiqué ne pas avoir pris connaissance du niveau de scolarité de l’ex-attachée politique.