François Tremblay a participé au débat organisé par la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord, mardi.

François Tremblay sur la sellette

Au centre d’une autre controverse émanant de messages envoyés par Internet, le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Dubuc, François Tremblay, jure qu’il n’a jamais visé l’ancien conseiller municipal Luc Boivin en parlant de « Ti-cass Boivin » dans un courriel envoyé à Bill Leblond, de la page Info-La Baie sur Facebook. « Il y en a qui utilisent Jo Blo, moi c’est Ti-cass Boivin », a-t-il assuré au Quotidien.

Le candidat a assuré à plusieurs reprises, au cours de l’entrevue téléphonique accordée en soirée mardi, qu’il ne ciblait pas son ancien collègue du conseil d’arrondissement de La Baie, avec qui la relation a été difficile au cours du mandat qu’ils ont réalisé ensemble au conseil municipal de Saguenay de 2013 à 2017.

Selon François Tremblay, le litige a surgi à la suite d’une publication pour l’ouverture du local électoral de Serge Simard le 25 août. Ce message ne mentionne pas qu’il a été payé, mais des publications subséquentes ont été autorisées et payées par l’agente officielle de Serge Simard. François Tremblay a assuré de son côté avoir refusé de payer pour toute publicité lors de l’ouverture de son local électoral. Il aurait par la suite écrit à Bill Leblond.

Ce dernier a accordé une entrevue à André Deschênes de CKAJ, dimanche après-midi, mais qui a été diffusée lundi matin. C’est ensuite que Bill Leblond a publié sur sa page Facebook le message intégral. « Si jamais c’était Ti-cass Boivin sinon un autre amateur qui oriente vos visées soit disant journalistiques avec du liquide, c’est ok pour moi », a écrit François Tremblay. Il a ajouté qu’il n’avait « aucune pitié ni de temps pour ceux qui font de l’applaventrisme (sic) devant des mitaines du pouvoir. »

C’est à la suite de cette publication que l’entourage du directeur général de la Fromagerie Boivin de La Baie aurait perçu une attaque directe et qu’un courriel, envoyé par François Tremblay à l’époque de la dernière campagne municipale de 2017, a été acheminé à la station KYK. Joint par Le Quotidien, Luc Boivin a confirmé l’authenticité du courriel. Il s’est toutefois refusé à émettre tout commentaire.

Selon une transcription du message faite par TVA et Radio-Canada, François Tremblay a été particulièrement dur. « Luc, tu peux inverser les lettres de ton prénom c’est l’équivalent. (...) Après 8 ans à cirer des chaussures, au dernier mandat tu as opté pour le plus payant au détriment d’une solidarité pour ta patrie. (...) Bonne continuité charognard. »

Mardi soir, François Tremblay a reconnu qu’il était allé trop loin. « Un soir j’étais en maudit et je me suis échappé. Je lui ai écrit le courriel et je me suis vidé le cœur. Le bouchon a sauté. Je suis un humain comme tout le monde. J’en connais plein de monde qui des fois lâche un blasphème et qu’ils ne sont pas contents. Moi, ç’a sorti sur un courriel », a-t-il mentionné.