Ce bâtiment de la base plein air Pointe-Racine sera brûlé lors d’une formation des pompiers de Dolbeau-Mistassini, Saint-Félicien et Normandin.

Formation de 60 pompiers à Dolbeau-Mistassini

Deux bâtiments délabrés et vandalisés de la base plein air Pointe-Racine, dans le secteur de Vauvert à Dolbeau-Mistassini, seront rasés par les flammes. Soixante pompiers de Dolbeau-Mistassini, Normandin et Saint-Félicien les brûleront dans le cadre d’une formation conçue en Europe qui se tiendra sur six jours à compter du 12 mars.

Lors du passage du Quotidien sur les lieux, jeudi, deux employés retiraient tout ce que contenait l’un des deux bâtiments, notamment des lits, des toilettes et toutes sortes d’objets qui se trouvent au sous-sol.

« C’est plein de champignons et de moisissure. Il faut nettoyer ça comme il le faut. On doit retirer ce qui pourrait contaminer l’environnement en brûlant et les objets en métal qui pourraient tomber sur la tête de nos hommes », explique le chef aux opérations, Roger Boilard.

La sécurité avant tout

La formation sera intense : chaque pompier devra passer entre 10 et 12 heures sur le terrain pendant deux jours consécutifs. Il apprendra notamment à lire les panaches de fumée en se fiant à sa forme et à sa couleur. Il étudiera aussi les différentes méthodes de combat associées aux phénomènes thermiques. Le tout pour lui permettre d’éteindre le feu de l’extérieur. 

« C’est une grosse formation qui est à la page et qui voit dans l’avenir. Ça fait en sorte que les pompiers sont moins exposés au danger et à la chaleur. On leur montre comment combattre le plus longtemps possible de l’extérieur avant d’entrer dans le bâtiment », explique le directeur du service incendie de Dolbeau-Mistassini, Daniel Cantin.

La semaine sera divisée en trois pour permettre à 20 pompiers à la fois de participer à la formation. Les deux constructions seront donc mises à feu deux fois chacune afin que tous les apprenants puissent se pratiquer à tour de rôle. 

« Ça fait bien parce que ce sont des dortoirs et puisqu’il y a 12 chambres, on peut faire 12 allumages facilement pour faire des rotations », explique Roger Boilard. 

À la fin de la semaine, les responsables laisseront les bâtiments brûler afin qu’ils soient réduits en cendres. Les matériaux restants seront transportés au site d’enfouissement. Une option plus économique que la démolition.

La caserne de Dolbeau-Mistassini dessert aussi les secteurs allant d’Albanel à Péribonka.

Quel avenir pour la base plein air ? 

La Sittelle, où le Club récréatif de Vauvert tient ses activités, et la cafétéria de la base plein air Pointe-Racine seront préservées. La municipalité est ouverte aux propositions pour réaménager ce site qui se trouve en bordure du lac Saint-Jean.

Le ministère de la Sécurité publique octroie 50 000 $ pour la tenue de cette formation. À cette somme s’ajoutent d’autres dépenses comme le salaire des pompiers, déjà compté dans le budget du service incendie, et les frais de déplacement des enseignants.