Steeve Noreau prendra la relève de Serge Boucher à la tête du CQFA, le 7 août prochain.

Formation aéronautique: Steeve Noreau prend les commandes

À compter du 7 août prochain, le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) du Cégep de Chicoutimi aura un nouveau directeur. Steeve Noreau prend les commandes, lui qui, par le fait même, devient le premier dirigeant en 50 ans à provenir du milieu de l'entretien technique relié à l'aviation.
En entrevue en compagnie de Serge Boucher, l'actuel directeur appelé à la retraite, M. Noreau mentionne qu'il travaille dans le milieu de l'aviation depuis 1996. Les compagnies Air Saguenay, Air Alma et Panorama Hélicoptères ont été ses employeurs. Il a oeuvré pendant dix ans chez Discovery Air au poste de Directeur de la maintenance et chargé de projet, avant d'être nommé directeur des opérations et de la maintenance au CQFA en septembre 2015. 
Traçant un bilan de ses 12 années passées à la tête du CQFA, M. Boucher affirme que beaucoup de choses ont été améliorées dans le parc de 19 d'aéronefs destinés à la formation des futures pilotes comprenant 13 monomoteurs, deux Cessna 1985, deux Piper PA-31 et deux hélicoptères Bell 206. « Nous avons procédé au changement de nos simulateurs ainsi qu'à la modification des tableaux de bord de nos avions avec des versions digitales reliées par satellites. Nous sommes passés de la version Beechcraft à un Beech C-23 », explique M. Boucher. 
La fin de son mandat se termine par une bonne nouvelle puisque lors du dernier conseil d'administration, le Cégep de Chicoutimi a accepté d'investir 450 000 $ pour remettre en service un 14e monomoteur que le CQFA possédait déjà en plus de l'acquisition d'un troisième bimoteur PA-31 de seconde main. « Ce troisième PA-31 permettra d'accueillir plus d'étudiants compte tenu de la demande. Entre 23 et 25 étudiants sont formés actuellement. Ça pourrait augmenter autour de 28 étudiants en 2018-2019 », affirme M. Boucher.
Le déménagement du Centre de formation spécialisé de Saint-Hubert vers Dorval constitue une autre réalisation dont est fier M. Boucher, d'autant plus que les formations spécifiques comme la gestion d'aéroports, le vol en haute altitude, le givrage, l'extraction d'aéronefs sur flottes sont reconnues par les ministères et l'industrie de l'aviation.
Défi
L'un des prochains défis qu'aura à relever le nouveau directeur du CQFA sera de réviser le programme de formation des pilotes, une tâche qui n'a pas été effectuée depuis 1991. 
« Il nous faudra faire une analyse des besoins futurs de l'industrie de l'aviation. L'aviation de brousse, ce n'est plus comme dans les années 80. Nous avons une formation unique au Canada, mais il faut permettre à nos étudiants d'entrer dans d'autres domaines », soutient Steeve Noreau.
Toujours en relation avec la révision du programme, le CQFA aura besoin d'ici deux ans d'un nouveau simulateur de vol, un équipement qui nécessitera un investissement variant entre quatre et six millions $. Le nouveau dispositif d'entraînement permettra de former des pilotes pour des appareils King Air. « L'ajout d'un simulateur est notre dossier à court terme. Nous avons modernisé notre flotte, mais d'ici dix ans, il faudra aller de l'avant avec le remplacement de certains aéronefs. La moyenne des heures accumulées de notre flotte varie entre 15 000 et 16 000 heures », affirme M. Boucher
L'arrivée prochaine de la retraite pour plusieurs membres de l'équipe de 29 instructeurs du CQFA, dont la moyenne d'âge situe aux environs de 44 ans, n'inquiète pas. « Recruter des instructeurs ne représente pas de difficultés. Les passionnés de l'aviation seront intéressés. On peut accoter les salaires dans l'aviation. Les horaires de travail s'étalent du lundi au vendredi. La région est encore attirante avec l'absence de stress. Il n'y a pas de problème de circulation automobile », conclut M. Noreau.
50e anniversaire
Enfin, l'année 2018 marque le 50e anniversaire du CQFA, ce qui nécessitera l'organisation d'une petite fête. Un comité sera formé afin d'inviter les quelque 1200 personnes qui, potentiellement, pourraient être présentes à Saint-Honoré.