Me Karine Boie, de chez Cain Lamarre, Nicolas Girard, directeur général du Fonds d’action québécois pour le développement durable, Nicolas Gagnon, directeur général du Centre québécois de développement durable, Felipe Soto, agent pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la ministre Andrée Laforest, le député Éric Girard et le préfet Gérald Savard ont présenté les grandes lignes du Fonds Écoleader.

Fonds Écoleader: 18,5 M$ pour des entreprises plus vertes

Les entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui souhaitent mettre en place des pratiques d’affaires écoresponsables et des technologies propres peuvent maintenant compter sur le Fonds Écoleader. Une enveloppe de 18,5 millions $ est disponible à travers le Québec et un objectif de 1700 entreprises a été fixé pour la région.

L’initiative du ministère de l’Économie et de l’Innovation a été officiellement lancée vendredi matin, dans l’édifice de la firme d’avocats Cain Lamarre. Il s’agit d’ailleurs de la première entreprise de la région à avoir été acceptée officiellement. Elle procédera d’abord à un diagnostic interne dans les 17 firmes de la province afin de voir où elles se situent au niveau de leurs aspirations environnementales, sociales et économiques. À la lumière des résultats obtenus, des mesures seront mises en place pour établir une politique de développement durable.

Le Centre québécois de développement durable (CQDD), basé à Alma, assure la promotion du programme au Saguenay–Lac-Saint-Jean, mais a aussi la responsabilité d’animer le réseau de 18 agents du Fonds Écoleader dispersés partout à travers le Québec.

« C’est une initiative innovante et structurante au Québec qui a été développée pour accélérer le virage des entreprises en matière de pratiques d’affaires écoresponsables et de technologies propres », explique Nicolas Gagnon, directeur général du CQDD. 

Le nouveau programme a deux volets, soit un financement de 18,5 millions $ pour soutenir les entreprises dans leur passage à l’action et le déploiement d’un réseau d’agents à travers le Québec. 

« Pour chacune des régions, les agents sont en appui pour conseiller, orienter et appuyer les entreprises », précise M. Gagnon. 

L’agent pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean a d’ailleurs été présenté lors de la conférence de presse. Il s’agit de Felipe Soto, qui sera hébergé par le CQDD.

Plusieurs entreprises ont déjà entrepris ce virage, grâce à l’initiative PME Durable 02, qui a pris naissance au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Il y a déjà plus de 100 entreprises qui ont amorcé une démarche de développement durable. C’est toute une diversité d’acteurs qui sont maintenant des leaders, des ambassadeurs au niveau régional », mentionne M. Gagnon.

La ministre des Affaires municipales et l’Habitation et députée de Chicoutimi, Andrée Laforest, se réjouit de voir qu’une initiative ayant des racines régionales se déploie maintenant partout à travers le Québec.

« M. Gagnon est très actif au niveau national. C’est vraiment le fun de voir que l’historique vient de notre projet. Là, ça va encore plus loin. On va rentrer dans les entreprises. Elles veulent vraiment s’ajuster au niveau environnemental. Notre gouvernement a pris le virage environnemental et cette mesure vise à accompagner les entreprises à en faire de même pour l’avenir du Québec et des générations à venir », précise Mme Laforest.

L’initiatrice du projet chez Cain Lamarre et avocate associée, Me Karine Boies, assure que la firme souhaite assumer pleinement sa responsabilité sociale d’entreprise. 

« Notre adhésion au programme témoigne de notre engagement à vouloir accentuer nos actions en matière de développement durable et d’écoresponsabilité. On voulait utiliser les leviers que ce programme nous offre afin que notre démarche fasse partie intégrante de nos priorités stratégiques autant au Saguenay–Lac-Saint-Jean que partout au Québec. Et ça constituait en ce sens une opportunité à saisir pour nous. »

Les entreprises pourront obtenir jusqu’à 30 000 $ pour un projet visant l’adoption de pratiques écoresponsables et jusqu’à 50 000 $ pour un projet visant l’acquisition de technologies propres. Le Fonds Écoleader permettra aux PME d’améliorer leurs pratiques, notamment sur le plan de l’efficacité énergétique, de la gestion des matières résiduelles, de l’approvisionnement responsable, de la gestion de l’eau, de l’économie circulaire, de l’écoconception et de l’optimisation des emballages.