Sylvain Gaudreault, député de Jonquière

Fonds d'appui aux régions: Sylvain Gaudreault dénonce la centralisation

Le député de Jonquière et porte-parole du Parti québécois en matière de développement des régions et de décentralisation, Sylvain Gaudreault, dénonce la façon dont sera géré le Fonds d'appui au rayonnement des régions (FARR). Il croit que la nouvelle mesure ne sera pas suffisante pour pallier le manque à gagner causé par les nombreuses compressions que subissent les régions.
Par voie de communiqué, M. Gaudreault affirme que les libéraux ne se sont pas contentés de fermer plusieurs bureaux régionaux des ministères, ce qui, déjà, a eu un impact économique important. Selon lui, ils ont poussé l'insulte jusqu'à abolir les conférences régionales des élus et le Fonds de développement régional. « Aujourd'hui, le gouvernement se rend compte de son erreur ; il met donc en place un autre fonds régional, mais celui-ci est géré à partir de Québec ! Il s'avère par ailleurs moins avantageux : les sommes annoncées sont moindres que celles dont bénéficiaient les régions auparavant », a déclaré le porte-parole.
Il ajoute qu'il ne faut pas oublier à quel point l'austérité libérale a fait mal, particulièrement hors des grands centres urbains. « Ce que le gouvernement propose aux régions, c'est d'attendre six ans pour que les budgets dédiés à leur développement économique atteignent de nouveau les niveaux d'il y a quelques années, soit 180 M $, et encore plus longtemps pour combler l'écart de financement causé par les coupes imposées au milieu municipal lors de la signature du pacte fiscal, soit une somme de 300 M $. C'est insensé », a-t-il poursuivi.
Il s'en prend à la proposition du gouvernement voulant que le FARR soit administré par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, alors que les MRC en réclament la gestion depuis des mois. Selon lui, cette façon de faire est totalement incompatible avec le principe de décentralisation des milieux régionaux et locaux. « Les libéraux s'entêtent, malgré que les régions aient démontré depuis longtemps leur savoir-faire en matière de gestion des fonds régionaux. Elles n'ont certainement pas besoin de revenir à un modèle où l'État contrôle leurs moindres gestes ! », a renchéri le député.
Il conclut en affirmant que les maires seront aussi étonnés de constater les contradictions dans le discours du ministre. D'un côté, il dit que les instances locales doivent prendre des décisions ; de l'autre, il abolit les ressources et les outils régionaux.