Il y a eu moins de dommages causés dans les champs par les grands oiseaux migrateurs au printemps.

Financière agricole: moins d’avis de dommages qu’en 2018 au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Dans son bilan des six premiers mois de l’année au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Financière agricole a révélé avoir reçu près de la moitié moins d’avis de dommages en 2019 par rapport à 2018, principalement en raison d’un impact beaucoup moins marqué de la part des oies blanches et des bernaches, qui sont passées plus rapidement cette année.

« Actuellement, pour la saison 2019, 116 avis de dommages ont été enregistrés par les producteurs. Alors qu’en 2018, à pareille date, 199 avis de dommages avaient été enregistrés. L’écart provient uniquement d’un nombre moindre d’avis de dommages causés par les oiseaux migrateurs », a déclaré, dans un courriel envoyé au Quotidien, Yves Lefebvre, directeur régional de la Financière agricole.

Sur les 116 avis de dommages, 90 touchaient la sauvagine (oies blanches et bernaches). Selon Yves Lefebvre, ce chiffre oscillait autour de 160 l’an dernier.

D’après Michel Bouchard, le directeur général de l’Association des sauvaginiers du Saguenay–Lac-Saint-Jean, c’est le printemps tardif qui a réduit le temps qu’ont passé les grands oiseaux migrateurs dans la région. « C’est un bienfait collatéral du printemps tardif qu’on a eu. Les champs ont été semés plus tard. Toutes les cultures ont été parties plus tard. Les oiseaux sont passés avant que les champs soient mis en culture. On a eu beaucoup moins d’oies blanches qui sont restées ce printemps. Elles sont montées plus rapidement dans le nord et plus tard. C’est la même chose pour les bernaches », a-t-il expliqué, lors d’un entretien téléphonique.

Question de compléter le portrait statistique, il y a eu 12 avis de dommages pour les petits fruits, neuf pour les céréales et deux pour l’apiculture.

Un peu moins de foin

Le temps plus frais a également eu d’autres impacts. Malgré la grande quantité de neige, du gel hivernal a été remarqué dans plusieurs champs de foin de la région, fait mention le communiqué régional de la Financière agricole. Ainsi, la première fauche de foin accusait un retard en raison des températures ne favorisant pas la croissance des plantes fourragères, les rendements étant légèrement inférieurs que la normale.

Le temps exceptionnellement sec avait causé de lourds dommages dans les champs l’an dernier, privant plusieurs bêtes d’élevage de foin pour le reste de l’année.

De plus, du retard a été constaté dans la floraison des bleuets et dans la levée des pommes de terre.

« Ce bilan de mi-saison dresse un portrait de l’état des cultures de nos régions. Pour les producteurs agricoles, le Programme d’assurance récolte est un outil de gestion des risques avantageux qui protège leurs productions lorsque dame Nature n’est pas au rendez-vous », avait aussi déclaré Yves Lefebvre, par voie de communiqué.