Si la deuxième vague n’engendre pas une hausse significative de coûts, Alma pourrait terminer l’année avec un surplus intéressant, espère le maire Marc Asselin.
Si la deuxième vague n’engendre pas une hausse significative de coûts, Alma pourrait terminer l’année avec un surplus intéressant, espère le maire Marc Asselin.

Finances municipales à l’ère de la COVID-19: Alma s’en tire bien... pour le moment

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien

« Quand on se compare, on se console. » La COVID-19 n’a pas eu encore d’impact catastrophique sur les finances de la Ville d’Alma, estime le maire Marc Asselin. L’année 2020 devrait se terminer avec un surplus intéressant pour la capitale jeannoise si la deuxième vague n’engendre pas de coûts supplémentaires trop importants.

Selon les premiers chiffres dévoilés en séance du conseil, lundi, la pandémie a coûté 100 000 $ de plus à la ville, en équipements et opérations.

La municipalité a enregistré moins de revenus, notamment ceux reliés aux spectacles et loisirs. Mais la ville a aussi considérablement diminué les salaires versés aux gens qui s’occupent de ces départements. Il y a aussi eu moins de dépenses liées à des achats et bris d’équipements.

« Il y aura un surplus. Il sera moindre que par les années passées. Mais on aura tout de même un surplus. La ville n’est pas mal prise. Malgré les déboires, on s’en sort bien », a constaté le conseiller Alain Fortin, président du comité des finances.

« On fait toujours des surplus. L’important sera de voir quel est ce surplus. C’est ce qui nous permet de faire des projets intéressants pour notre ville », a exprimé le maire.

Bon an, mal an, Alma affiche des surplus de 3 à 4 millions $.

« On a réussi à bien gérer, même en pandémie. Les restrictions ont été respectées sans trop que ça nous coûte des frais. Il faut dire aussi que contrairement à de plus grandes villes, on a moins de grosses structures à supporter, comme le transport en commun », a pointé M. Asselin. À Alma, rappelons-le, le service de transport collectif est assuré par les taxis.

Taxes

La quasi-majorité des citoyens ont respecté le paiement de leurs taxes foncières et de leur compte au Service électrique d’Alma. Mais une bonne partie de la population a profité des délais supplémentaires offerts par la ville, faisant fondre de quelque 200 000 $ les revenus liés aux intérêts. Même le maire Marc Asselin a profité de cette mesure, a-t-il admis.

« Les Almatois ont respecté leurs créances, les taxes, et le service électrique. Oui, il y a eu des baisses au niveau des revenus d’intérêt, du rendement boursier, car on a repoussé les paiements de taxes. Mais on se devait de faire ça pour soutenir nos gens », a mentionné le maire.