Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé que le financement basé sur le nombre d’étudiants accueillis par les cégeps serait modifié vers un système de paliers.

Financement à la hausse pour les cégeps

Les cégeps du Saguenay–Lac-Saint-Jean profiteront d’une hausse de leur budget variant de 900 000 $ à 1,2 M $ à la suite de l’annonce du ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, lundi. Les directions des différents établissements saguenéens et jeannois s’entendent pour dire que l’annonce est bénéfique pour l’ensemble des cégeps en région à court terme, mais aussi à long terme.

Ce rééquilibrage du financement a pour conséquence de rehausser le montant de base que reçoivent les collèges. Dans la même veine, le financement basé sur le nombre d’étudiants accueillis, lui, a été modifié par un système par paliers. Le ministre Roberge a précisé qu’une somme additionnelle de 68 millions $ sera ainsi injectée.

Ce sont surtout les cégeps de petite et moyenne taille, qui sont souvent situés en région, qui profiteront des modifications apportées et qui sont les gagnants de la réforme du mode de financement. Plusieurs cégeps régionaux vivaient un exode de leur population de jeunes, mettant en péril certains programmes.

Au total, la somme atteint 150 millions $ en incluant notamment l’augmentation de salaire pour les employés de l’État, le 1er avril dernier, une augmentation des coûts de système et une bonification du rangement salarial pour la fonction recherche, a précisé le cabinet du ministre Roberge.

Le grand gagnant dans la région est le Cégep de Saint-Félicien, qui verra son budget augmenter de 1,2 M $, une somme importante qui permettra la survie de certains programmes. « Cet argent neuf fait en sorte qu’on peut davantage accompagner nos étudiants. Les collèges des régions peuvent maintenir aussi leurs programmes d’études », souligne la directrice générale du Cégep de Saint-Félicien, Sylvie Prescott.

Un peu plus à l’est, les cégeps de Jonquière et d’Alma recevront chacun, une enveloppe d’un million $ supplémentaire. « La réception est très positive. Étant donné que c’est un réinvestissement qui touche beaucoup les petits cégeps en région, ce sera une augmentation très importante. Pour nous, ça permet plus d’investissements dans la recherche et de services à la collectivité, mais également à terme, d’éponger notre solde déficitaire », explique le responsable des communications du Collège d’Alma, Frédéric Tremblay.


« Les collèges des régions peuvent maintenir aussi leurs programmes d’études. »
Sylvie Prescott

La coordonnatrice au service des communications du Cégep de Jonquière, Sabrina Potvin, se réjouit des investissements, malgré qu’il ne s’agit pas d’une augmentation majeure au budget de son établissement. « Des investissements de cette ampleur-là, dans le réseau collégial, c’est quelque chose qu’on peut se réjouir pour le bien de l’enseignement. Pour nous, ça n’a pas un impact majeur, mais cette mesure a un impact important pour les plus petits cégeps. »

Elle ajoute que ce montant viendra pallier la perte d’autres montants pour le Cégep de Jonquière. « Il y a d’autres sommes qui ont été abolies pour la baisse de l’effectif, ce qui fait que le montant octroyé, si l’on soustrait les sommes abolies, nous apporte un petit surplus pour notre budget. »

À Chicoutimi, le directeur général, André Gobeil, souligne que le nouveau modèle est avantageux à long terme pour les régions. « On est contents de voir un gouvernement décidé d’apporter une solution aux cégeps mals financés et sous financés. Le modèle n’était plus adéquat. L’annonce d’aujourd’hui permet de mieux financer les collèges, mais surtout d’avoir des outils qui vont assurer un meilleur suivi financier. Avec la volonté d’avancement du ministère, c’est vraiment quelque chose de bien pour nous. Je suis rassuré et je trouve qu’on a les leviers pour assurer le développement des collèges. » Avec la Presse canadienne