Fin de saison abrupte pour le Chalet du 49e à Notre-Dame-de-Lorette

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
L’état d’urgence sanitaire a été déclaré il y a déjà un peu plus de deux semaines sur l’ensemble du Québec et depuis, la gestion de la crise de la COVID-19 occupe toutes les administrations municipales, et ce, peu importe leur envergure. Le Quotidien s’est intéressé à la façon dont est vécue la crise provoquée par la maladie à coronavirus dans les municipalités du Lac-Saint-Jean, dont certaines ne comptent que quelques centaines d’habitants et disposent de moins de ressources que les grandes villes. Avant-dernier arrêt : Notre-Dame-de-Lorette.

La première saison du relais de motoneige de Notre-Dame-de-Lorette, le Chalet du 49e, s’est terminée en queue de poisson en raison de la pandémie de la COVID-19. Le maire de la localité de 175 habitants du Lac-Saint-Jean, Daniel Tremblay, estime que la saison aurait pu s’étirer pendant encore environ trois semaines.

La première saison du relais de motoneige de Notre-Dame-de-Lorette, le Chalet du 49e, se passait très bien avant la fermeture précipitée.

« Le relais a été fermé deux ou trois semaines plus tôt que prévu à la demande du gouvernement. On s’apercevait qu’il y avait moins de monde, que ça ne valait presque plus la peine. Les bénévoles voulaient moins y aller en raison des touristes provenant de l’extérieur », souligne le maire de Notre-Dame-de-Lorette, Daniel Tremblay.

Les premières semaines d’opération du relais, construit au montant de 900 000 $, s’annonçaient prometteuses avant que la pandémie de la COVID-19 n’écourte ainsi la saison de motoneige.

« Ça roulait bien. Les circonstances ont fait qu’on a dû fermer plus tôt. Ça aurait été un achalandage assez extraordinaire pour la première année », précise M. Tremblay.

Les activités de l’épicerie communautaire de la municipalité de 175 âmes ont également été perturbées. Rénové au cours de l’hiver, le service qui porte le nom de Notre P’tite Épicerie n’a pu être dévoilé à la population, l’inauguration célébrant la fin des travaux ayant été reportée à un autre moment.

Les bénévoles de l’épicerie communautaire ont dû revoir leur façon de faire. Ainsi, pour le moment, les clients ne peuvent se présenter à l’édifice municipal. Les commandes sont prises par les bénévoles avant d’être livrées chez les résidants de Notre-Dame-de-Lorette. Le maire indique que le service connexe de cuisine devrait reprendre lorsque la situation sera de retour à la normale.