Le préfet Luc Simard

Feu vert au pont ferroviaire au-dessus de la rivière Mistassini

Le projet de construction d’un pont ferroviaire au-dessus de la rivière Mistassini aurait obtenu le feu vert des gouvernements provincial et fédéral, selon ce qu’a appris le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Luc Simard. Il ne resterait maintenant qu’à attendre l’annonce officielle de Québec et d’Ottawa.

« On l’a su de source sûre. Ce qu’on sait, c’est que le financement est ficelé, le projet serait accepté […]. Nous, ce qu’on veut, c’est que ce soit annoncé avant l’été pour ne pas qu’on tombe dans un mode électoral à l’automne et que notre projet passe droit », avance Luc Simard.

La construction de cette infrastructure, qui doit relier les secteurs de Dolbeau et de Mistassini, devrait coûter un peu plus de 40 millions de dollars.

Le projet représente en quelque sorte l’épine dorsale du développement industriel de la MRC, qui pourra elle aussi profiter du Plan Nord. La voie ferrée permettrait notamment le transport de minerai.

Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine souhaite entrer en communication dès jeudi matin avec le député de Roberval et premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et le député fédéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, pour leur demander d'annoncer de manière officielle l’approbation à cet important projet.

Centre d’hébergement pour hommes
Dolbeau-Mistassini pourrait accueillir l’un des premiers centres d’hébergement pour hommes en détresse au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’organisme à but non lucratif Le Cran, qui chapeaute le projet portant le nom de Maison Oxygène, a demandé une aide financière de 25 000 $ à la MRC Maria-Chapdelaine. Les élus ont voté en faveur de ce soutien financier mercredi soir, lors d’une séance publique.

L’organisme d’aide aux hommes avec des comportements violents et impulsifs ou en difficulté doit amasser 280 000 $ pour l’achat d’un bâtiment. Les bureaux du CRAN seraient relocalisés à cet endroit.

Circuit nautique
La MRC Maria-Chapdelaine souhaite devenir une destination prisée auprès des amateurs de sports nautiques. Elle investit 25 000 $ pour engager une firme d’experts qui l’aidera à développer un circuit nautique.

« On peut développer des circuits, thématiques ou non, et en faire la promotion. Le tourisme nautique est quand même très fort. Si on a des circuits à proposer, les gens vont les utiliser et venir chez nous », explique Luc Simard.

Le circuit inclurait les sports motorisés, mais aussi d’autres disciplines comme le kayak et le canot, qui ne font souvent pas bon ménage.

« Je pense que ça peut être complémentaire. On s’entend que les deux au même endroit, ça peut être conflictuel, mais on sait que les gros bateaux n’iront pas dans les eaux plus marécageuses ou peu profondes, il y a moyen de marier les deux. Ça fera partie du mandat », assure le préfet.