Linda Girard, organisatrice du festival, et Karine Trudel, députée fédérale dans Jonquière et présidente d’honneur de la 16e édition, sont très heureuses du succès de l’événement jusqu’à maintenant.

Fête des Saveurs et Trouvailles: une dernière pour Linda Girard

La Fête des Saveurs et Trouvailles animera le parc de la Rivière-aux-Sables de Jonquière jusqu’à dimanche. Entreprises locales et produits du terroir sont à l’honneur pendant ce festival qui attire des milliers d’amateurs chaque année.

Linda Girard, organisatrice de l’événement, indique qu’elle aimerait atteindre la barre des 55 000 festivaliers cette année, un objectif qui aurait probablement été battu l’an dernier si ce n’avait été de la grêle. « Le vendredi et le samedi soir sont nos grosses soirées, mentionne Mme Girard. Même avant l’heure du souper, quand c’est plus tranquille, ça demeure agréable puisque les exposants ont le temps de discuter avec les gens et de bien leur expliquer leurs produits. »

Linda Girard a annoncé qu’elle quitterait l’organisation du festival après cette édition. C’est Mélissa Potvin qui prendra la relève. « Saveurs et Trouvailles, ç’a été mon bébé, et je pense que je l’ai bien fait grandir. J’ai confiance que Mélissa pourra l’amener ailleurs ! », s’exclame l’organisatrice, avec émotion.

Mme Girard relèvera un nouveau défi à la tête du restaurant Les 400 Coups, situé sur la rue Saint-Dominique, à Jonquière. Elle précise qu’elle n’aurait pas pu relever le défi que représente la Fête des Saveurs et Trouvailles sans son équipe : « J’ai une très belle équipe. Vous savez, tout seul, on a des idées, mais si on n’a pas de gens avec qui les réaliser, ça ne donne pas grand-chose. »

Pour cette 16e édition, Linda Girard indique que plusieurs exposants sont venus de Québec, signe que le festival commence à faire sa renommée ailleurs dans la province. « La plupart des kiosques sont des entreprises régionales, mais il y en a de plus en plus qui traversent le parc pour participer. »

la pénurie de main-d’oeuvre se ressent

Éric Sinopoli, propriétaire de la boutique de cupcakes Coquelikot, à Québec, est affecté par le manque de main-d’oeuvre qui frappe plusieurs régions du Québec. M. Sinopoli affirme qu’il a dû faire des choix parmi les divers événements gourmets auxquels il aurait pu participer : « J’ai choisi la Fête des Saveurs et Trouvailles parce que j’en avais entendu parler. On m’avait dit que c’était un beau festival, et les gens de la région sont bien sympathiques. C’est donc un plaisir de venir les voir. »

L’entrepreneur indique que la participation aux festivals serait normalement une tâche effectuée par un employé. Dans les circonstances, c’est lui, le propriétaire, qui doit être sur place. « J’ai quelqu’un à Québec qui s’occupe quand même de la production pendant ce temps », précise-t-il.

Jean-Christophe Girard, chef propriétaire de La Maison Khmère, un restaurant de Chicoutimi, était également sur place pour animer son kiosque. « En ce moment, tous nos postes sont pourvus, mais c’est grâce aux contacts que j’ai en restauration, et non grâce aux curriculums vitae. Je n’en reçois pas. »

M. Girard affirme qu’il peut toutefois compter sur l’aide de sa famille : « Je suis en affaires avec mes parents. Ça aide en cas de manque de main-d’oeuvre. » Plusieurs autres exposants ont mentionné ne pas ressentir les contrecoups de la pénurie, indiquant également être des entreprises familiales n’ayant pas besoin d’employés.

L’organisatrice du festival, Linda Girard, s’attend à recevoir plus de 55 000 personnes pour l’événement, qui se poursuivra jusqu’à dimanche.