De nombreuses activités avaient lieu pendant l'après-midi, pour le bonheur des enfants présents.

Fête de la lumière: hommage aux victimes de Québec

La troisième édition de la Fête de la lumière, organisée par le collectif Coexister au Saguenay-Lac-Saint-Jean, se déroulait dimanche après-midi au Centre des loisirs Joseph-Nio à Chicoutimi. Une centaine de personnes environ se sont rassemblées afin de célébrer le retour des journées plus longues, mais également la diversité des habitants de la région.
De nombreuses activités avaient lieu pendant l'après-midi, pour le bonheur des enfants présents.
De nombreuses activités avaient lieu pendant l'après-midi, pour le bonheur des enfants présents.
Cette année, l'évènement avait une signification particulière. En effet, les organisateurs de la fête ont souhaité rendre hommage aux victimes de la fusillade qui a eu lieu au Centre culturel islamique de Québec.
« Ç'a été un choc pour tout le monde. Je ne veux pas vraiment faire de commentaire là-dessus, je crois qu'il y en a eu assez. Mais on a quand même décidé de souligner l'évènement en écrivant une lettre collective qui va être envoyée au centre culturel islamique de Québec. Elle est signée par les gens qui ont participé à la fête. On ne voulait pas fêter en ignorant les gens qui sont en deuil après un tel drame », explique l'une des membres du collectif Coexister, Lise Garon.
D'ailleurs, la lettre a été lue pendant l'après-midi et une minute de silence a été observée pour permettre aux personnes présentes de se recueillir. Un chansonnier autochtone, Gilbert Raphaël, a également souhaité rendre hommage aux victimes. Il a composé une chanson dans sa langue maternelle, l'innu. « La chanson porte sur ce que la tragédie lui a fait ressentir. Il s'est toutefois aperçu qu'il n'y avait pas de mot en innu pour dire "musulman". Alors, il a cherché, et il en a trouvé un meilleur, le mot "nous" », raconte-t-elle.
Le programme de l'après-midi était chargé. En plus de la chanson de Gilbert Raphaël, les Fous du roi ont assuré l'animation pendant toute l'activité. Un deuxième chansonnier autochtone, William Dubé, et une chanteuse gabonaise, Séphora, se sont occupés de l'ambiance. Des jeux de société et un endroit pour bricoler étaient également aménagés, pour le plus grand bonheur des enfants. Par ailleurs, tous les participants étaient invités à amener des crêpes, pour prendre part à la collation collective, en milieu d'après-midi. 
« Les fêtes attirent les gens, qu'ils soient petits ou grands. Même si le coeur n'est pas tout à fait à la fête, on se dit que la vie doit être plus forte que la mort. La vie, c'est aussi la fête. Les enfants adorent venir ici », ajoute Mme Garon.
Pour la diversité
« On célèbre la lumière qui est plus abondante. Mais on veut surtout faire de cette fête une manière d'évoquer et de faire ressentir le mouvement interculturel et interreligieux qui grandit dans la région », poursuit-elle.
D'ailleurs, plusieurs personnes qui étaient présentes à l'évènement y ont participé dans le but de célébrer la diversité présente au Saguenay, que ce soit les cultures ou les modes de pensées. « On est ici pour rencontrer des gens de différents horizons, de différentes croyances. C'est intéressant à Chicoutimi, étant donné que c'est un milieu très homogène », conclut l'une des participantes, qui est également membre de la communauté Baha'hie de Saguenay.