Jean-François et Laury Goderre posent avec leur mère Lucie Lajoie et leur père Gilles. Le cheval Happy les accompagne.

Festival du cowboy: une affaire de famille chez les Goderre

Depuis 25 ans, la famille Goderre participe aux compétitions du Festival du cowboy de Chambord, qui se poursuit jusqu'à dimanche. Le paternel Gilles, qui était parmi les premiers cavaliers aux débuts de l'évènement, prépare la relève chez ses petits-enfants. Elle est aussi assurée grâce à sa fille Laury, en selle après avoir donné naissance il y a moins d'un mois.
Les passionnés ont été rencontrés par Le Progrès vendredi, à leur espace de camping parmi les chevaux. Il y a environ 200 de ces bêtes sur le site durant la fin de semaine, et près de 500 emplacements réservés pour les roulottes et motorisés autour.
De quoi mettre toute une ambiance, avec la terrasse pour les chansonniers country, le chapiteau pour les plus gros spectacles comme Éric Masson en soirée et le manège pour les compétitions. Il y avait une démonstration en après-midi, où les quelque 185 participants devaient se déplacer à cheval autour de trois barils le plus rapidement possible. Gilles Goderre, 62 ans, en a profité pour habituer une jeune jument à la foule.
« J'ai commencé à monter à cheval en étant jeune garçon chez mon oncle, se rappelle l'Almatois. Plus tard, quand j'ai eu ma famille, on a décidé d'acheter une jument. J'ai vu qu'une nouvelle compétition commençait à Chambord et je me suis inscrit pour le lendemain. J'ai trouvé ce qu'il fallait pour le transport à la dernière minute. On était seulement 10 cavaliers ! »
Puisque ses deux juments de compétition ont commencé à boiter pour une raison inexpliquée cette semaine, l'habitué préfère les laisser se reposer ce week-end et ne fera qu'assister aux compétitions pour une rare fois. Dans le circuit régional, il est jusqu'à présent dans les meilleurs au slalom. Sa fille Laury, qui participe au gymkhana depuis l'âge de sept ans, défendra plutôt l'honneur de la famille.
« Les chevaux ont toujours fait partie de ma vie. Je travaille dans ce domaine en plus », confie-t-elle avec son troisième enfant dans les bras. La maman de 29 ans montait déjà les poneys à cinq ans au festival.
« Dans le temps, il y avait le rodéo de clowns qui était seulement pour s'amuser. Mes deux grands frères l'ont fait aussi. Ils faisaient aussi les compétitions en sauvetage plus tard », se souvient-elle.
M. Goderre a bien hâte que ses petits-enfants embarquent dans la tradition familiale. Durant le festival, leur jeu préféré est de monter sur les selles qui reposent sur leur socle et de faire semblant de mener un cheval.
Festival familial
Le président de l'évènement, Denis Gagnon, soutient que le festival fait toujours le plaisir des familles grâce à l'accès gratuit sur le site. « C'est notre formule gagnante. » Il faut toutefois payer pour assister au rodéo samedi et dimanche en après-midi, au manège.
« Durant trois heures, les gens ont droit à un spectacle intense avec les classes du taureau sauvage, du cheval sauvage avec ou sans selle, des barils féminins, du veau attrapé au lasso, du terrassement du bouvillon, du sauvetage, de l'échange de cavaliers et des poneys », énumère-t-il.
M. Gagnon se réjouit de la venue du « bull rider » professionnel Dustin McMullen, de l'Ontario, qui agit comme porte-parole du festival grâce à une subvention de Destination Lac-Saint-Jean. Il amène avec lui deux compétiteurs de sa province et deux autres de l'Australie, les premiers invités en provenance d'un autre continent pour l'évènement. Les « bull riders » sont ceux qui doivent rester sur le dos d'un taureau sauvage durant huit secondes.
« Les compétiteurs ont intérêt à venir chez nous, car nous faisons partie du circuit de qualification du rodéo international de St-Tite. Ça leur permet d'amasser des points », explique Denis Gagnon.
Le Yannick St-Jacques Country Band et le groupe Raffy seront sur scène samedi soir.