Les fondateurs du Festival des vins de Saguenay, Carl Huth et Charles Boudreault, ont dressé une bilan plus que positif de la 12e édition de l'événement.

Festival des vins: un succès... et une réflexion

C’est presque devenu cliché, mais la nouvelle édition du Festival des vins de Saguenay aura de nouveau permis de battre des records. L’achalandage dans la portion supérieure de la rue Racine a comblé au plus haut point les organisateurs, à un point tel qu’une réflexion s’impose.

Le festival, dont la 12e édition a pris fin samedi soir, est là pour rester. Sauf que l’emplacement, quoique fortement apprécié des visiteurs et des agences venues présenter leurs produits, donne certaines limitations aux fondateurs Charles Boudreault et Carl Huth.

«On aurait besoin de plus d’espace, ça, c’est sûr, mais en même temps, on nous dit de ne rien changer parce que la formule est appréciée, a mis en contexte Charles Boudreault. Au point de vue technique, c’est plus compliqué. Des commanditaires nous appellent parce qu’ils veulent se joindre au festival, mais on manque de place. Je ne cacherai pas qu’il y a de gros questionnements, mais je mentirais si je disais qu’ils sont avancés. On arrive à la croisée des chemins.»

La journée de vendredi, où tous les éléments étaient réunis pour attirer les visiteurs, a notamment fait sonner une cloche aux deux fondateurs.

«Vendredi, c’était complètement fou, a fait remarquer Charles Boudreault. On dirait qu’on le dit chaque année, mais ce fut notre plus grosse soirée. Peut-être que les gens anticipaient la pluie annoncée samedi.»

«Je ne suis pas d’accord avec ce que Charles vient de dire, parce que je n’ai jamais vu autant de monde à cette heure-ci le samedi», a répliqué son partenaire Carl Huth, sourire en coin. Le Quotidien s’est entretenu avec les deux hommes vers 15h30 samedi, alors que le Festival des vins de Saguenay prenait fin à 21h. Un karaoké, animé par Richard Turcotte, était le clou de l’événement.

Une firme a été engagée cette année pour mener une étude sur l’achalandage, la provenance des gens et l’empreinte économique de l’événement. Les chiffres officiels viendront plus tard, mais certains indices laissent croire que l’édition 2018 a rehaussé la barre.

«On a amorcé une démarche axée sur le tourisme il y a trois ans, et je pense que ça commence à capitaliser, a observé Carl Huth, soulignant au passage le travail de l’équipe de plusieurs dizaines de personnes. Ça prend du temps à développer le tourisme, ça ne se fait pas en claquant des doigts. On a enregistré des ventes en ligne records. Des gens d’un peu partout au Québec, et même de l’Ontario, se sont déplacés au Saguenay.»

Des chroniqueurs du magazine français Terre de Vins, distribué dans toute la francophonie européenne, ont fait le voyage cette année. Une première en 12 ans, qui risque de faire des petits pour la suite des choses.

«On veut développer le marché international, et il faut dire que la région est attractive, a réagi Charles Boudreault. On veut que le Festival des vins soit le point de départ des touristes pour les vacances estivales. On veut que le Saguenay-Lac-Saint-Jean soit un choix de destination et que notre événement soit une raison de plus pour venir ici.»

La rue Racine était à nouveau bondé d'amateurs de vin, samedi.