La GRC fermera cinq détachements au Québec, dont le bureau de Saguenay.

Fermeture du bureau régional de la GRC

Une réorganisation des ressources québécoises de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) est à l’origine de la fermeture de cinq détachements, dont le bureau de Saguenay, qui était en activité depuis 1934. À l’échelle provinciale, 16 policiers et trois employés civils seront affectés à de nouvelles tâches. Au Saguenay, cinq postes seraient supprimés.

Selon les informations obtenues par Le Progrès, la nouvelle a été annoncée vendredi matin, alors que les changements seront effectifs à compter du 13 juillet. Cette décision s’explique par un désir de mieux affecter les ressources à la lutte contre les activités criminelles prioritaires au pays.

Contrairement aux autres provinces canadiennes, la GRC n’offrait pas autant de services au Québec. « Le volet fédéral était en restructuration depuis cinq ans. Cela paraît plus au Québec puisque la GRC n’offre pas de services municipaux. Ici, la GRC se charge d’opérations fédérales », explique Camille Habel, sergente au bureau des communications de la GRC.

La GRC tient à se faire rassurante en confirmant qu’aucune enquête ne sera délaissée. La GRC se rendra sur place, selon les besoins.

Les détachements de Laurentides–Lanaudière–Outaouais, Drummondville, Trois-Rivières et Abitibi-Témiscamingue–Nouveau-Québec sont également touchés par cette réorganisation.

Martel réagit
Le député conservateur dans Chicoutimi–Le Fjord, a tenu à réagir sur la situation. « Il s’agit d’une décision opérationnelle, et le gouvernement ne peut vraiment s’immiscer dans ces décisions. Mais ce qui est important, c’est que les dossiers en cours puissent être complétés et que la GRC continue à offrir le service dans la région lorsque cela sera nécessaire », a précisé Richard Martel.


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JOSÉE NÉRON N'ENTEND PAS EN RESTER LÀ

L’annonce de la fermeture du bureau régional de la GRC est loin de ravir la mairesse de Saguenay, Josée Néron. 

Celle qui a appris la nouvelle jeudi ne compte pas en rester là. Déjà, Mme Néron a multiplié les interventions auprès des élus.

« Pour moi, c’est un non-sens. C’est un autre service de proximité qu’on voit disparaître dans la ville et dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. C’est une mauvaise idée, a-t-elle exprimé vendredi après-midi. À la longue, les décisions du genre s’accumulent. On doit se lever et dire : ‘‘C’est assez ! ’’ »

Josée Néron n’est guère rassurée du discours de la représentante de la GRC qui, lors de la rencontre, lui a mentionné que des policiers se déplaceront au besoin. Malgré cette promesse, la GRC ne sera plus présente au quotidien sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle déplore notamment que les gens auront besoin de se rendre à Québec pour rencontrer des policiers de la GRC, pour compléter des documents et pour témoigner. 

Déjà, le cabinet de la mairesse a acheminé une lettre au premier ministre du Canada, Justin Trudeau. Par ailleurs, des appels ont été faits, vendredi matin, auprès des députés de Chicoutimi–Le Fjord et de Jonquière, Richard Martel et Karine Trudel, et d’autres sont à prévoir. Josée Néron espère que les élus en poste seront en mesure de constater l’effet pervers de ce genre de décision. 

La mairesse de Saguenay rappelle qu’il s’agit encore d’une perte d’emploi de niveau fédéral. Ces personnes quitteront la région afin de s’établir ailleurs.

Elle conclut en soulignant que la décision survient alors que la légalisation de la marijuana est prévue dans quelques mois.