L'entreprise Fericar de Chambord s'agrandit, grâce à des investissements de plus d'un demi-million de dollars.

Fericar investit un demi-million

La crise forestière a eu son lot d'impacts positifs pour l'entreprise Fericar de Chambord.
Après avoir connu des années sombres, la direction de cette compagnie a dû prendre de gros risques en développant de nouveaux produits pour réussir à survivre.
Voilà qu'aujourd'hui, elle récolte ce qu'elle a semé, à un point tel qu'une seconde phase d'agrandissement est sur le point de s'achever. Des investissements de plus d'un demi-million de dollars viennent d'être réalisés pour agrandir la superficie de l'usine où les espaces étaient devenus insuffisants pour concevoir, fabriquer et entretenir des remorques et semi-remorques de tout genre ainsi que des bennes basculantes.
Ce projet permettra la création de dix à quinze nouveaux emplois, portant à environ 65 le nombre de travailleurs.
En 2008, la crise forestière, combinée à la crise économique, donne un grand coup. Sabin Jean doit mettre à pied presque tout son monde. Il conserve uniquement son personnel de bureau ainsi qu'une ressource qui veillera aux opérations de l'usine. Les temps sont difficiles. Tranquillement, il se retrousse les manches et réembauche une équipe en ingénierie, laquelle fait une analyse du marché. De fil en aiguille, on trouve de nouvelles niches et diversifie les produits de Fericar.
«Nous nous sommes inspirés des tendances, car je ne souhaite pas faire d'invention. Mais notre marque de commerce, c'est vraiment l'aspect personnalisé. Nous fabriquons nos produits localement, de sorte que nous sommes en mesure de répondre aux besoins distincts de la clientèle. C'est vraiment ce qui nous démarque des géants ", raconte Sabin Jean.
Même si la vache à lait de l'entreprise a toujours été la remorque à copeaux, Fericar " crée sans arrêt d'autres genres de remorques ", raconte l'homme d'affaires.
«Nous avons fait la mise en marché de la benne basculante hybride. Ça n'a pas été facile. Nous avons pris des risques. On a créé un paquet d'autres produits, comme des remorques extensibles pour le transport de maison. Ce produit nous a d'ailleurs fait vivre tout au long de l'année 2011 ", raconte M. Jean, ajoutant que la fabrication des trains du Zoo sauvage de Saint-Félicien lui a aussi donné un sérieux coup de pouce en 2010. Ce tremplin permet alors à Fericar reprend du poil de la bête.
Un premier agrandissement est nécessaire pour construire une nouvelle gamme de produits, comme le plancher de transbordement, la benne basculante hybride, la remorque à billots ou à copeaux, la semi-remorque à plateforme surbaissée ou la semi-remorque extensible.
«On a connu l'enfer en 2008 et on ne veut plus vivre ça ", témoigne Sabin Jean, qui est ressorti de cette crise encore plus fort. " J'ai appris qu'il faut développer et trouver de nouvelles idées sans arrêt. Et on le fait encore à temps plein aujourd'hui, car c'est la survie de notre entreprise. On développe de nouvelles remorques en continu. Il ne faut pas hésiter à prendre des risques et accepter de passer bien des nuits blanches. Ça donne de bons résultats ", conclut le vice-président de Fericar.
Itremblay@lequotidien.com