Patricia Blackburn et l’étudiant Bruno Martel.

Femmes en surpoids recherchées

L’entraînement par intervalles à haute intensité est-il plus ou moins bénéfique que l’entraînement en continu d’intensité modérée sur le profil de risque de maladies cardiovasculaires ? C’est ce que tenteront de déterminer un groupe de chercheurs de l’UQAC, qui suivront une cohorte de 40 femmes présentant un surplus pondéral pendant trois mois.

L’étude est pilotée par la directrice du module de kinésiologie de l’UQAC et professeure-chercheuse, Patricia Blackburn. Elle est épaulée par Bruno Martel, étudiant à la maîtrise en sciences cliniques et biomédicales. Le processus de recrutement pour dénicher le nombre de participantes requis est déjà enclenché. Une quinzaine de femmes sont sur la liste et l’équipe espère en enrôler d’autres au cours des prochains jours. Il faut dire que le projet est plutôt alléchant puisque les cobayes, qui devront être âgées d’au moins 18 ans et ne pas être ménopausées, bénéficieront d’un encadrement complet et d’un suivi par des professionnels de la santé pendant toute la durée du projet, et ce, tout à fait gratuitement. Elles recevront un bilan de santé détaillé, des conseils d’un kinésiologue, un entraînement personnalisé et des trucs et astuces afin de rester motivées à adopter un mode de vie sain.

En échange, les femmes devront s’entraîner assidûment trois fois par semaine pendant 12 semaines (une séance sera supervisée par un kinésiologue). Au départ, les participantes devront se soumettre à un bilan sanguin, une évaluation de la condition physique et une évaluation nutritionnelle.

88 centimètres ou plus
Seulement les femmes qui ont un tour de taille d’au moins 88 centimètres et qui sont sédentaires depuis au moins trois mois seront admises. Certains critères d’exclusion s’appliquent, notamment la prise de médicaments sur une base journalière pour contrôler le cholestérol sanguin ou la glycémie, le fait d’avoir un problème de santé pouvant nuire à la pratique de l’activité physique, présenter une obésité sévère ou ne pas avoir un poids stable depuis au moins trois mois.

« La présence d’obésité chez l’adulte favorise le développement de l’hypertension, du diabète de type 2 et d’autres maladies. On veut comparer l’impact des deux modalités d’entraînement, qui procurent la même dépense énergétique, sur le profil de risque cardiométabolique de femmes caractérisées par la présence d’obésité abdominale », note Patricia Blackburn. L’équipe souhaite également mesurer l’impact des deux types d’entraînement sur l’estime de soi, la motivation, le stress et le bien-être psychologique.

Si des études visant à comparer l’efficacité de l’entraînement par intervalles à haute intensité et celui en continu d’intensité modérée ont été réalisées par le passé, peu se sont concentrées sur une cohorte de femmes. « On ne pense pas avoir trop de difficultés à recruter des candidates. C’est une belle chance d’amorcer un mode de vie actif avec un ‘‘package deal’’ et l’aide de professionnels. Les femmes devront répondre à un questionnaire sur la motivation et l’estime de soi. L’accent sera mis sur la santé et non sur la perte de poids. Les participantes pourront voir les impacts concrets de l’entraînement et d’une saine alimentation », note Bruno Martel. La chercheuse Patricia Blackburn signale qu’elle aimerait éventuellement réaliser une étude semblable chez les adolescents souffrant d’obésité.

Les femmes qui souhaitent se porter volontaires peuvent communiquer avec Patricia Blackburn au 418 545-5011, poste 2206. Le programme débutera au cours des prochains jours.