Jean-Yves Provencher

Favoritisme pour les élus du PCS: impossible, dit Provencher

Le conseiller Jean-Yves Provencher ne comprend pas pourquoi le stratège politique du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), Carol Néron, a écrit à des élus pour leur offrir des enveloppes exclusives destinées à la réalisation de travaux de voirie.
Résolutions à l'appui, le président du Conseil du trésor indique que les surplus de 1,4 million $ en provenance des budgets des travaux publics ont été accordés le 1er août 2016 au conseil de ville. Le tout a été avalisé par l'ensemble des conseillers présents. Il explique que le coût de l'asphalte, plus bas qu'anticipé, a fait en sorte que les contrats ont coûté moins cher que prévu. Les travaux devaient initialement totaliser 4,2 millions $. Des économies de 1,475 million $ ont été enregistrées. Cette somme, assure Jean-Yves Provencher, a été investie dans quatre districts de Saguenay, où le service de génie avait identifié des besoins prioritaires.
La résolution fournie par le président du Conseil du trésor à la journaliste du Progrès fait état d'un montant de 500 000$ investi dans le district de Carl Dufour, à Arvida. Le quartier de Claude Tremblay, dans le secteur Kénogami, a bénéficié de 160 000$, tandis que celui de Jacques Fortin, à Chicoutimi, a obtenu 490 000$. Enfin, le district représenté par Jacques Cleary, aussi à Chicoutimi, a reçu 325 000$. 
« Quand on a vu que les soumissions sont rentrées plus basses que prévu, on est revenus en conseil de ville avec les montants qu'il restait pour les répartir selon les priorités. Une ville ne peut pas octroyer des fonds sans passer par une résolution du conseil. Ça ne se peut pas. On n'a pas le choix. C'est la loi », note Jean-Yves Provencher.
Le président ne peut expliquer les agissements de l'organisateur politique ni pourquoi il a laissé entendre, dans le courriel qu'il a adressé aux neuf conseillers du PCS, qu'ils pourraient obtenir la part du lion. Il ignore s'il y aura réprimande. 
« C'est une tempête dans un verre d'eau cette histoire-là. Je n'ai aucune idée pourquoi il a fait ça. C'est sûr que ce n'est pas très agréable pour les conseillers du parti. Ça donne une mauvaise impression. Tous les membres du conseil savent très bien que les montants ont été partagés équitablement. Ils ont voté pour ça », conclut Jean-Yves Provencher, dont la carrière politique prendra fin la veille du 5 novembre.