Faux vol de chaloupe: Festivalma s’excuse à la FPJQ

Thomas Dufour
Le Quotidien
L’organisation de Festivalma a présenté, vendredi, ses excuses à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) pour un faux vol de chaloupe annoncé plus tôt cette semaine.

Dans un communiqué envoyé aux médias du Saguenay-Lac-Saint-Jean en début de semaine, Festivalma affirmait s’être fait voler une chaloupe. L’organisation se disait peinée puisque l’embarcation était l’une des premières de l’histoire du festival.

Les médias ont publié la nouvelle avant d’apprendre qu’il s’agissait en fait d’une stratégie promotionnelle pour un jeu d’évasion dont le but est de retrouver la chaloupe. Festivalma est en partenariat avec l’entreprise de jeu d’évasion l’Escaparium.

« Nous avons poussé l’audace au maximum et nous nous en excusons sincèrement auprès de la communauté journalistique régionale que nous respectons au plus haut point », a expliqué Janie Maltais, directrice générale de Festivalma dans un communiqué.

L’une des copropriétaires de l’Escaparium s’est excusée sur Facebook vendredi soir. « Au nom de l’Escaparium, je prends entièrement le blâme et jamais je n’aurais voulu salir la crédibilité d’une si belle organisation », a écrit Marie-Claude Lavoie.

La FPJQ avait réagi plus tôt en journée vendredi. « Manipuler les médias en créant une fausse nouvelle est la pire des stratégies marketing à l’heure où nous devons sans cesse nous battre contre la désinformation. Nous condamnons cette utilisation de la presse à des fins promotionnelles. Il en va non seulement de la crédibilité des organisations, mais surtout de celle de nos médias d’information. En voulant effectuer ce coup d’éclat, Festirame a manqué le bateau », a exposé la présidente régionale de la FPJQ, Priscilla Plamondon Lalancette.

Festivalma a affirmé qu’il « ne reproduira plus cette façon de faire » dans le futur.

« Festivalma comprend l’importance de la validité de l’information journalistique, du rôle et de l’importance des médias traditionnels dans une région comme la nôtre », expose Jean-Sébastien Fortin, vice-président de Festivalma.