Le directeur général de l’IRÉC, Robert Laplante, est d’avis que la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean accueille diverses innitiatives qui permettent d’assurer la transition énergétique juste de l’économie.

Faire une transition écologique

Une cinquantaine de personnes ont participé, à l’invitation de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), à une réflexion collective sur la transition énergétique et ses nombreux impacts. L’événement, qui débutait mercredi à Alma, a permis de rappeler les importants défis qui cohabitent avec les innovations, dont plusieurs percées technologiques majeures au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Il y a dans la transition écologique des innovations et des défis qui peuvent être des occasions formidables de relancer l’économie sur d’autres bases et de devenir une source de prospérité. En matière de transition écologique, il y a une approche qui s’impose et qui est la plus fructueuse. C’est celle de considérer le problème de quelqu’un comme la solution de quelqu’un d’autre. Il y a un lien à faire et quand on le fait, on ouvre des perspectives importantes », a expliqué, en début d’activité, le directeur général de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), Robert Laplante.

Celui-ci cite en exemple l’utilisation du bois dans des constructions, qui est, selon lui, un choix gagnant sur toute la ligne. « Plus on remplace le béton et l’acier par le bois, meilleures sont les performances énergétiques, économiques et climatiques. La transformation du bois est à l’origine de moins de gaz à effet de serre (GES) », a exposé M. Laplante. Il est d’avis qu’une telle modification de choix de matériaux peut être à l’origine d’un renouveau de l’industrie forestière.

La région, qui est constituée de plusieurs industries lourdes, est également la terre de plusieurs innovations. M. Laplante souligne le cas des Serres Toundra qui est, selon lui, une réalisation exemplaire. Il remarque qu’il y a plusieurs exemples du genre en région qui sont peu ou mal connus.

Le directeur général de l’IRÉC, Robert Laplante, assure que la réussite de la transition passe par plusieurs personnes en considérant la place et le rôle de chacun dans l’économie. En ce sens, l’événement de la FTQ permet de mobiliser les travailleurs face aux enjeux économiques ainsi qu’au rôle qu’ils peuvent jouer dans cette transition.

Une cinquantaine de personnes ont participé, mercredi, à Alma à la tournée québécoise organisée par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ et l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC).

Une cinquantaine de personnes provenant de différents milieux et de différents syndicats participaient, mercredi, à l’activité organisée par la FTQ en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ et l’Institut de recherche en économie contemporaine.

Chacun des arrêts de la tournée est dicté par le milieu alors qu’un portrait socio-économique de la région visitée est présenté par l’IRÉC. Les ateliers de travail sont créés en fonction des réalités régionales.

« Cette formation sur la transition énergétique doit permettre à nos militants et militantes de prendre conscience de l’importance des impacts de la transition vers une économie plus verte et de s’assurer que cette transition se fasse de concert avec les travailleurs et travailleuses », a exprimé le conseiller régional de la FTQ, Marc Maltais.

Le conseiller au service de l’éducation de la FTQ, Stéphane Hudon, abonde dans le même sens, rappelant que « l’objectif d’une transition juste c’est qu’elle ne se fasse pas sur le dos des travailleurs ».

Celui-ci a rappelé à la cinquantaine de participants que « notre façon de vivre et d’occuper le territoire est appelée à changer et que notre façon de consommer et de travailler changera également ». M. Hudon a cité en exemple les conséquences de vagues de chaleur sur le domaine de la construction et ses travailleurs.

L’activité de réflexion commune se poursuivra, pour une deuxième journée, jeudi, à l’hôtel Universel d’Alma.

LA RÉGION

Le portrait économique du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’est guère reluisant. Les statistiques font état d’un niveau de scolarité inférieur à la moyenne québécoise, d’un taux de chômage supérieur au reste de la province ainsi que d’un revenu médian (67 450 $) inférieur à celui du Québec (69 840 $).

La région, reconnue notamment pour une économie axée sur la métallurgie, doit faire face à une « forte concurrence mondiale en raison de la production des pays émergents ; au développement économique anémique et en perte de vitesse ; à un taux d’accroissement de la population nul et vieillissement rapide de la population et à une main-d’oeuvre qualifiée insuffisante ».

Les données fournies par la FTQ mettent en lumière un passif environnemental important du Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

La modernisation du secteur de l’aluminium, la valorisation des rejets thermiques, de CO2, du biogaz et de la biomasse permettront une transition écologique de l’économie.