Contenu commandité
Faire son choix de carrière en pandémie: une plus grande réflexion s’impose
Actualités
Faire son choix de carrière en pandémie: une plus grande réflexion s’impose
Pour certains étudiants, le parcours scolaire et professionnel est tracé d’avance : du cours optionnel au secondaire, en passant par le programme collégial, jusqu’au diplôme universitaire et l’arrivée sur le marché du travail. Mais que font-ils quand la dernière année a tout chamboulé, jusqu’à leur perception de l’emploi idéal ?
Partager
Faire son choix de carrière en pandémie: une plus grande réflexion s’impose

Actualités

Faire son choix de carrière en pandémie: une plus grande réflexion s’impose

Katherine Boulianne
Katherine Boulianne
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
Pour certains étudiants, le parcours scolaire et professionnel est tracé d’avance : du cours optionnel au secondaire, en passant par le programme collégial, jusqu’au diplôme universitaire et l’arrivée sur le marché du travail. Mais que font-ils quand la dernière année a tout chamboulé, jusqu’à leur perception de l’emploi idéal ?

Bien que la pandémie n’ait peut-être pas eu des effets aussi dramatiques sur le parcours de tous les étudiants, il n’en demeure pas moins qu’elle aura sans aucun doute influencé bien des adolescents et jeunes adultes quant à leur avenir. À commencer par les facteurs mêmes qui guident leur choix, comme la recherche d’une sécurité d’emploi d’abord et avant tout.

Comme beaucoup d’entre eux ont vu leurs parents perdre leur emploi pendant la pandémie, ce phénomène est facilement explicable. Mais il pourrait aussi avoir des effets néfastes à plus long terme, selon la présidente de l’Ordre des conseillers et conseillères en orientation du Québec (OCCOQ), Josée Landry.

« Quand les gens voient les choses de cette façon, ils vont accorder beaucoup de crédit aux palmarès des cégeps, aux listes de métiers d’avenir, aux taux de placement ou aux salaires. Alors que l’on sait que la motivation vient de beaucoup de facteurs internes, comme avoir une occupation professionnelle qui correspond à ce que l’on est, à nos traits de personnalité, à nos valeurs et à nos intérêts. Pour avoir une motivation durable et une orientation satisfaisante, c’est important de se concentrer d’abord sur ce qui nous ressemble. »

Une nouvelle perception

De nouveaux éléments sont aussi entrés en ligne de compte, durant la dernière année. Notons entre autres la notion de « service essentiel », autrefois pratiquement inexistante, qui est devenue un facteur d’influence beaucoup plus répandu. Le télétravail a ouvert des portes, mais en a fermé d’autres aussi. Et sans surprise, certaines professions sont perçues aujourd’hui d’une manière totalement différente.

Citons en exemple le domaine de la santé, qui en a pris pour son rhume dans les derniers mois. Les jeunes en réflexion quant à un possible avenir dans ce milieu ont tôt fait de percevoir les conditions de travail difficiles, largement exposées durant la pandémie. Résultat ? 29 % d’entre eux sont moins attirés qu’avant par ce secteur d’emploi, selon un récent sondage mené par l’organisme Academos, portant sur les impacts de la pandémie sur le choix de carrière des jeunes. Cependant, tout n’est pas perdu. Ce sont maintenant 22 % des jeunes qui sont davantage tentés par une carrière dans le secteur de la santé.

« Pour certains, la situation a renforcé le choix encore plus. Ç’a fait appel à des traits de caractère et des valeurs qu’ils ont, donc ça a quelque chose de plus profond. Alors que ceux qui voulaient aller dans le milieu de la santé, mais qui ne sont plus intéressés, c’est en raison des conditions de travail, donc des critères externes », explique Josée Landry.

Le même phénomène est aussi observable lorsque l’on s’attarde au métier d’enseignant. Parmi les jeunes interrogés lors du sondage d’Academos, 23 % d’entre eux affirment que la profession leur fait moins envie, notamment en raison du manque de valorisation de celle-ci par le gouvernement. En revanche, 27 % des jeunes ont pris conscience de l’impact important des enseignants dans leur parcours, les menant ainsi à envisager davantage cette profession dans l’avenir.

Une plus grande réflexion

Il semble que l’année qui vient de s’écouler aura aussi mené les jeunes à approfondir leur démarche et à réfléchir plus longuement avant de prendre une décision. De plus, ils se sont tournés davantage vers des services d’orientation afin d’être guidés dans leur choix de carrière.

« Nous avons sondé nos conseillers en orientation en novembre dernier. Parmi les 800 répondants que nous avons eus, environ 50 % d’entre eux ont affirmé que les demandes en service d’orientation avaient augmenté depuis le début de la pandémie. Et 70 % ont dit que la complexité des problématiques avait aussi augmenté », assure la présidente de l’OCCOQ.

Quoi qu’il en soit, le plus grand défi pour les adolescents et les jeunes adultes sera probablement de tenter de faire fi des derniers mois et de voir au-delà des impacts de la pandémie.

« Les jeunes se basent sur les conditions actuelles, mais ils ont de la difficulté à se projeter dans l’avenir et à voir à long terme. Si l’on prend un élève de 5e secondaire, le temps qu’il fasse son préuniversitaire ou sa technique, le marché peut changer d’ici là », met en garde Josée Landry.

À l’approche du 1er mars, date limite d’admission de nouveaux étudiants dans les établissements collégiaux et universitaires, gageons que quelques nuits blanches attendent encore les plus indécis d’entre eux !

Pas d’exception au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Actualités

Pas d’exception au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Katherine Boulianne
Katherine Boulianne
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
Les étudiants du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne font pas exception lorsque l’on compare leur cheminement des derniers mois. Leur quête vers l’orientation scolaire ou professionnelle appropriée aura été un peu plus ardue, selon ce que certains établissements de la région ont pu observer.

En plus d’amener une nouvelle perception du marché du travail à plusieurs étudiants, cette année de pandémie aura aussi provoqué chez certains d’entre eux une remise en question de leurs aspirations. Au Cégep de Jonquière, c’est d’ailleurs le principal constat qui est fait par l’équipe.

« Le temps d’arrêt du premier confinement a amené beaucoup d’introspection chez les jeunes. À partir de là, beaucoup de questionnements ont été soulevés par rapport à leur cheminement. Est-ce qu’ils se voient vraiment faire la profession pour laquelle ils ont étudié ? Est-ce que les conditions me conviennent ? » demande la coordonnatrice du Service des communications et du développement des effectifs étudiants, Sabrina Potvin.

L’augmentation de ces interrogations se répercute d’ailleurs auprès du service d’orientation du Cégep de Jonquière, qui a été davantage sollicité, au cours des derniers mois, notamment par les étudiants de première année.

« C’est difficile par contre d’attribuer ça à un facteur en particulier. Nous les voyons beaucoup, oui, mais d’un autre côté, c’est peut-être qu’ils nous sont simplement davantage référés. Le cégep a mis en place beaucoup de mesures de soutien aux étudiants qui vivaient la transition du secondaire vers le cégep, cette année », indique-t-elle.

Quant aux différents programmes qui pourraient souffrir d’une absence d’intérêt provoquée par la pandémie, il est encore un peu tôt pour se prononcer, selon le Collège d’Alma, puisque les étudiants ont jusqu’au 1er mars pour faire parvenir leur inscription. Les données préliminaires permettent toutefois de croire à une certaine stabilité, si l’on prend l’exemple du programme de soins infirmiers dispensé à l’établissement d’Alma.

Opération Avenir: une ressource ludique pour aider les jeunes dans leur choix de carrière

Actualités

Opération Avenir: une ressource ludique pour aider les jeunes dans leur choix de carrière

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
La troisième édition du guide Opération Avenir, une ressource ludique et informatique créée pour aider les jeunes à faire leur choix de carrière, a été dévoilée lundi. On y présente sept domaines en plein essor ainsi que la variété d’environnements de travail associée à ces secteurs.

Les domaines choisis ont été l’aérospatiale, l’assurance de dommages, la comptabilité, finance et gestion, la foresterie, les pharma-biotechnologies, ainsi que les technologies de l’information et des communications (TIC).

Pour cette troisième édition, Opération Avenir se concentre sur les environnements de travail. En raison de la pandémie et du confinement, la directrice générale de Septembre éditeur et éditrice d’Opération Avenir, Annik de Celles, avait eu vent que les jeunes pensaient que tout le monde travaille souvent de la maison, peu importe leur métier. Elle sait que cela ne satisfait pas tous les jeunes, car plusieurs ont besoin de bouger et d’être actifs.

On présente donc dans cette édition la variété d’environnements de travail dans lesquels un jeune peut se retrouver lorsqu’ils travaillent dans l’un de ces secteurs.

Annik De Celles est éditrice d’Opération Avenir.

« Les résultats obtenus sont surprenants. Quelqu’un peut travailler en foresterie, mais se retrouver dans une tour de bureaux à Montréal, comme un comptable peut aussi travailler pour une équipe sportive et être toujours sur la route. On trouve ça plaisant de montrer aux jeunes qu’il y a toutes sortes de possibilités pour ces domaines dans l’avenir », continue-t-elle, lors d’un entretien par visioconférence avec Le Progrès.

Elle pense que la pandémie a bien évidemment secoué les jeunes et leurs choix de carrière. Certaines professions, comme celle des professeurs, ont drastiquement changé au cours de la dernière année et cela a certainement dû avoir des conséquences sur la vision des jeunes de ce métier. Elle s’attend aussi à voir des conséquences sur l’intérêt des jeunes face aux études supérieures, qui pourrait diminuer tandis que la curiosité pour les formations professionnelles pourrait remonter. Par contre, il est trop tôt selon elle pour tirer des conclusions sur les conséquences directes de la pandémie.

Créé pour les jeunes

Le but d’Opération Avenir est donc d’outiller les jeunes par le biais d’un cahier ludique. Son utilisation est très simple, mais informative. « Chaque année, on publie quelque chose de différent, mais le but est toujours le même, c’est-à-dire d’informer et d’outiller les jeunes dans leur choix de carrière et de formation, au sens large. On ne veut pas y aller avec un palmarès des carrières et des statistiques, on parle plutôt de présenter des connaissances sur les différents domaines ainsi que la variété d’emplois dans certains secteurs de travail avec des informations claires, des jeux et des activités », commente l’éditrice.

Pour choisir les domaines présentés, Opération Avenir fait appel à ses partenaires. « Je fais le tour chaque année de mes partenaires qui sont des comités sectoriels, des ordres professionnels ou des regroupements dans différents domaines et je leur demande s’ils ont des nouveautés ou des domaines en progression. Ce sont eux qui me disent ce qu’ils aimeraient mettre en valeur », explique-t-elle. Les domaines varient donc en fonction des années, selon ceux qui ont certaines informations précises à partager.

Des copies papier sont envoyées à toutes les écoles qui en font la demande, et ce, gratuitement. Le feuillet peut aussi être téléchargé en ligne, afin que les jeunes et les parents intéressés puissent y avoir accès.