Alexandre Simard, Simon McNicoll et Yannick Harvey ont été récemment élus pour siéger au conseil d’administration de la CCISF. Ils sont accompagnés, sur la photo, de Sandra Rossignol, vice-présidente exécutive et directrice générale de la CCISF.
Alexandre Simard, Simon McNicoll et Yannick Harvey ont été récemment élus pour siéger au conseil d’administration de la CCISF. Ils sont accompagnés, sur la photo, de Sandra Rossignol, vice-présidente exécutive et directrice générale de la CCISF.

Faire entendre sa voix avec l’Aile jeunesse de la CCSIF

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Faire entendre sa voix, se créer un réseau de contacts, apporter son savoir-faire aux projets de la région. Les motivations pour s’impliquer auprès de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF) sont nombreuses pour Simon McNicoll, Yannick Harvey et Alexandre Simard, les trois représentants jeunesse récemment élus sur le conseil d’administration de l’organisation.

Cela fait maintenant deux ans que Simon McNicoll occupe le rôle de vice-président jeunesse au sein de l’organisation. « Ma motivation, c’était de trouver une façon de faire entendre ma voix et ma vision dans les débats. Je trouve que l’avenir nous appartient, à nous les jeunes, et qu’il y a certains enjeux où il est important de nous faire entendre, car la génération au-dessus ne les voit pas de la même façon », admet-il, dans un entretien avec Le Quotidien. C’est donc ce qui a poussé le comptable professionnel agréé (CPA) chez Raymond Chabot Grant Thornton à se joindre à la CCISF, il y a quelques années.

Le même écho se fait entendre chez son collègue, Alexandre Simard, un architecte pour Les Maîtres d’Œuvre. « Je ne savais à quoi m’attendre. Présentement je vois vraiment mon implication comme un tremplin. Elle m’a permis de connaître des gens importants, d’avoir une vision différente de ma région et de pouvoir la partager avec des personnalités d’ici », explique-t-il. Il notait également l’opportunité que lui amenait l’Aile alors qu’il peut maintenant partager l’importance de sa profession et l’intégrer dans les discussions économiques.

Yannick Harvey, qui travaille en ressources humaines pour Nordia et qui est trésorier du C.A. de la CCISF, voit en son implication une opportunité de faire valoir ses idées, qui grandissent avec l’apport de ses collègues. Il aimerait que les gens voient davantage la force d’une collaboration comme celle-ci. « Le message que je veux lancer aux gens, c’est que ce n’est pas mauvais de sortir de son organisation et de prendre contact avec d’autres personnes. En voyant ce qu’il fait ailleurs, en faisant du réseautage, on peut vraiment plus cheminer », continue-t-il.

Une place pour les jeunes

Pour la CCISF, il a toujours été important de laisser une place aux jeunes dans l’organisation, afin qu’ils s’impliquent. Depuis deux ans, trois places sur le conseil d’administration sont réservées au moins de 35 ans.

Sandra Rossignol croît fortement que les jeunes doivent avoir une place aux seins des décisions de la CCISF.

Les trois nouveaux élus représentent chacun un secteur de Saguenay. « Notre façon de procéder, de vraiment travailler ensemble, de s’unifier pour être plus fort et est un modèle qui est très intéressant et très bien vu par les autres Chambres de commerce », explique Sandra Rossignol, vice-présidente exécutive et directrice générale de la CCISF.

Elle expliquait qu’elle tenait à défaire l’image que seules les personnes d’un certain âge puissent participer aux décisions de la Chambre de commerce et d’industrie. « La seule façon d’y arriver, c’est que les jeunes soient intégrés. On croit profondément en la relève. Ce sont ces jeunes-là qui vont vivre avec les décisions prises aujourd’hui et qui doivent participer aux décisions et à la vision de notre région », insiste-t-elle.

La mission de l’Aile jeunesse

En plus de siéger au conseil d’administration de la CCISF, les trois hommes font partie du comité de l’Aile jeunesse, qui comportent une dizaine de personnes qui proviennent de divers secteurs, comme les communications, la santé, les finances, etc.

La mission de l’Aile jeunesse compte plusieurs axes. L’équipe expliquait qu’il y avait premièrement le réseautage, de permettre aux membres de connaître et de se faire connaître par les jeunes et les moins jeunes professionnels de la région. L’éducation est aussi importante pour l’Aile, ce qui fait qu’il y a plusieurs activités qui sont pensées pour éduquer les membres sur l’économie et les enjeux de la région, entre autres. L’Aile jeunesse a aussi pour but d’être la voix des jeunes de la région et de prendre position dans certains débats. Elle compte plus d’une centaine de membres.

Les activités

Si avant la pandémie, les visites d’entreprises étaient ce qu’il y avait, la COVID-19 fait que ce sont davantage des rendez-vous virtuels qui auront lieu dans les prochaines semaines, mais qui ne seront pas moins intéressants pour autant.

Mme Rossignol soulignait qu’il allait profiter du contexte actuel pour en faire une opportunité de faire des rencontres avec des personnalités qui auraient été plus compliquées de déplacer. « Ce sera le moment de découvrir des histoires inspirantes, découvrir des visions économiques de nouvelles personnes, de mieux connaître le parcours de gens de la région », ajoute-t-elle. Une dizaine de ces rendez-vous réservés aux jeunes sont prévus dans l’année.

Le vice-président jeunesse ajoutait également que le comité de l’Aile jeunesse allait profiter de la prochaine année pour renforcer ses axes de développement et de collaborer avec les autres Chambres de commerce de la province.