L'ancien champion des épreuves de sciotte, Gaston Duperré, ne reviendra pas dans l'organisation du Festival forestier de Shipshaw, mais accepterait d'agir comme consultant.

Faillite officielle, mais pas irréversible

Officiellement, le Festival forestier de Shipshaw est en faillite. Mais la partie n'est pas perdue. Il est possible de renverser la vapeur et de sauver l'événement.
Selon les informations recueillies auprès d'un spécialiste des faillites, qui ne veut pas être identifié, le fait que les documents aient été déposés à un bureau de syndic signifie que la faillite est devenue officielle.
Cette procédure a été confirmée par le syndic Roy, Métivier, Roberge inc. de Québec. Elle a aussi été présentée aux citoyens de Shipshaw lors de l'assemblée générale annuelle du Festival forestier de Shipshaw.
« Personne ne peut nier que le Festival forestier de Shipshaw se trouve en faillite, explique notre source, mais il est possible de mettre un terme à ce processus. Il y a deux façons de faire », ajoute-t-il.
Le syndic a bien remarqué que les citoyens de Shipshaw souhaitent que le festival puisse poursuivre ses activités.
En plus, le principal créancier, Diffusion Saguenay, a laissé voir clairement qu'il n'a pas l'intention de placer l'événement en faillite, qu'il est prêt à s'entendre avec l'organisation pour que les sommes dues soient remboursées.
Devant cet état de fait, le syndic consulté mentionne qu'une requête peut être déposée devant un juge.
« Il faut alors se demander pour quelle raison il y a eu un dépôt des documents pour que ça soit placé en faillite. Avec une requête devant un juge, celui-ci pourrait constater la volonté des citoyens et du principal créancier et ainsi rejeter le processus de faillite. »
« L'autre possibilité, c'est de transformer le tout en une proposition avec les créanciers, ce qui mettrait un terme à la faillite et donnerait l'occasion aux responsables de continuer les activités », ajoute le syndic.
Destitution
D'autre part, plusieurs personnes s'interrogent sur la validité ou la légalité des décisions prises lors de l'assemblée générale annuelle tenue à Shipshaw mardi soir.
Le Quotidien a interrogé un avocat en droit corporatif sur la décision de « démissionner » ou de destituer les sept membres du conseil d'administration absents à la réunion.
« C'est assez particulier comme façon de faire. Il faut croire que certaines personnes ont tenu pour acquis que ça pouvait se faire. Mais il y a des procédures à suivre avant de destituer des gens. Ça ne se fait pas comme ça », explique l'avocat Bruno Cantin.
« Il faudrait regarder les statuts et règlements de l'organisation et voir les procédures de destitution. Il faut aussi savoir que les gens ont le droit d'être entendus et de se défendre avant d'être expulsés et que la procédure de destitution aurait dû être inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée », note Me Cantin.