Faillite de la boucherie et pâtisserie de Saint-Honoré: une note de 278 000 $ pour les contribuables

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
La faillite déclarée le 7 février dernier du commerce connu sous le nom de Boucherie pâtisserie l'idéal, aménagé dans un immeuble flambant neuf sur la rue des Grands Ducs, à Saint-Honoré, représentera une note salée pour les contribuables alors que des montants totalisant près de 278 000 $ apparaissent dans la colonne des créanciers au bilan de faillite dressé par le syndic de faillites Raymond Chabot.

La courte liste des créanciers garantis inclut la MRC du Fjord-du-Saguenay, avec une réclamation de 150 000 $ réduite à 141 353 $ en solde non garanti.

La Société d’aide au développement des collectivités (SADC) du Haut-Saguenay figure également avec un solde non garanti de 136 576 $, tandis que la Caisse Desjardins de la Rive-Nord du Saguenay pourrait essuyer une perte de 110 000 $ en vertu d’une réclamation de 510 000 $ déposée.

Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, a mentionné que sa ville s’était engagée pour une aide financière de 60 000 $ étalée sur cinq ans, sauf qu’elle n’a eu qu’à débourser 12 500 $.

La construction du nouvel immeuble au coût de 1,3 M$ par les actionnaires de l’époque avait été annoncée en grande pompe en décembre 2018 en prévision d’une mise en service au printemps 2019.

Le commerce n’a été en service qu’une dizaine de mois.

Selon les informations obtenues, les équipements de boucherie ont été rachetés par la Boucherie Raymond et André qui déménagera ses pénates du boulevard Barrette pour s’installer tout près sur le boulevard Saint-Paul, dans un ancien dépanneur.

L’édifice de la boucherie et pâtisserie, évalué à 698 400 $, a été racheté par l’homme d’affaires Jean-Guy Noël. En entrevue, M. Noël a déclaré qu’il entend redonner vie au bâtiment en tentant de trouver un nouveau locataire. « Des démarches sont en cours, mais on n’est pas prêt à annoncer quoi que ce soit avant une couple de mois », a-t-il déclaré.

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LA TITULAIRE DU NOM «LA FINE REBELLE» RECTIFIE LES FAITS

Dans une note transmise par courriel vendredi au Quotidien, l'avocat Me Jean-Sébastien Bergeron a tenu à rectifier certains faits concernant le nom de l'entreprise. 

«L’entreprise en question qui a fait faillite est la société 9388-3825 Québec inc., dont les actionnaires et administrateurs sont Bianca Fillion, Éric Beaulieu et Jacky Houde. C’est Mme Amirah Derbala qui est titulaire des droits sur le nom ''La Fine Rebelle'', par l’intermédiaire d’une autre société (9665-3277 Québec inc.) complètement indépendante n’ayant rien à voir avec la société faillie. Celle-ci se fait d’ailleurs un devoir d’honorer ses dettes, obligations et engagements. Mme Amirah Derbala n’a plus aucun lien avec la société faillie depuis le 1er août 2019, ayant vendu la totalité des actions qu’elle détenait dans le capital-actions de ladite société en faveur de M. Éric Beaulieu et démissionnée de sa charge d’administratrice à la même date. Elle n’a donc rien à voir avec les déboires financiers de la société 9388-3825 Québec inc. et les décisions des actionnaires et administrateurs de cette société qui ont mené à sa perte. De plus, selon la convention alors intervenue, Mme Derbala demeurait titulaire de tous les droits dans le nom ''La Fine Rebelle'' ou tout autre nom semblable et la société faillie devait cesser tout usage et toute utilisation de ce nom. Les actionnaires et administrateurs de la société faillie ont toutefois négligé de faire les changements corporatifs qui s’imposaient, ce qui est à l’origine de la confusion. En bref, Mme Amirah Derbala et son nom ''La Fine Rebelle'' n’ont rien à voir avec la faillite de l’entreprise et la note de 278 000$ qui en résulte pour les contribuables», a écrit Me Bergeron dans la communication écrite envoyée au Quotidien.